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- C’est probablement l’un des conseils alimentaires les plus connus : lorsqu’on souffre de diarrhée, on recommande souvent de manger du riz blanc. Mais pourquoi exactement ? Est-ce simplement parce qu’il est facile à digérer, ou possède-t-il réellement une action sur le transit intestinal ?
Pour le comprendre, rappelons d’abord ce qui se passe pendant une diarrhée.
Normalement, lorsque les aliments progressent dans l’intestin, une grande partie de l’eau qu’ils contiennent est absorbée par la paroi intestinale. Mais en cas de diarrhée, ce mécanisme est perturbé. Le transit peut être accéléré et l’intestin peut sécréter davantage d’eau et d’électrolytes. Résultat : les selles contiennent beaucoup plus d’eau que d’habitude.
Le riz blanc présente alors plusieurs avantages.
D’abord, il est riche en amidon, un glucide complexe constitué de longues chaînes de glucose. Une fois digéré, le glucose peut être absorbé dans l’intestin en même temps que le sodium. Et ce transport du sodium et du glucose favorise indirectement l’absorption de l’eau.
C’est d’ailleurs sur un principe similaire que reposent les solutions de réhydratation orale utilisées contre les diarrhées : elles contiennent notamment du glucose et des sels dans des proportions précises afin d’améliorer l’absorption de l’eau par l’intestin.
Mais attention : manger du riz ne remplace pas une solution de réhydratation orale lorsqu’elle est nécessaire.
Deuxième avantage : le riz blanc contient relativement peu de fibres, surtout lorsqu’on le compare au riz complet. Or certaines fibres peuvent augmenter le volume des selles et accélérer le transit. Pendant un épisode de diarrhée aiguë, un aliment pauvre en fibres insolubles peut donc être mieux toléré.
Enfin, le riz est généralement pauvre en graisses et assez facile à digérer. Il sollicite relativement peu un système digestif momentanément irrité.
Il faut cependant éviter une idée reçue : le riz n’est pas un médicament capable de « bloquer » mécaniquement la diarrhée. Son intérêt est surtout d’apporter de l’énergie sous une forme généralement bien tolérée tout en évitant certains aliments susceptibles d’aggraver les symptômes.
Et le riz complet ? Il est excellent dans une alimentation normale, notamment grâce à ses fibres. Mais pendant une diarrhée, le riz blanc est généralement préférable, précisément parce qu’il en contient moins.
Enfin, le plus important en cas de diarrhée reste de compenser les pertes d’eau et de sels minéraux.
Car le véritable danger d’une diarrhée importante n’est pas de ne pas manger suffisamment de riz : c’est avant tout la déshydratation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Les protéines sont des nutriments essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Elles interviennent dans la réparation des tissus, la digestion, le transport de l’oxygène via l’hémoglobine, et participent activement à la défense immunitaire. On les retrouve dans une grande variété d’aliments : produits laitiers, viandes, œufs, poissons, légumineuses, céréales… Pourtant, consommer trop de protéines, notamment via les régimes hyperprotéinés ou les produits enrichis (barres, poudres, yaourts), peut présenter des risques réels pour la santé.
C’est ce qu’alerte l’Observatoire de la Prévention de l’Institut de cardiologie de Montréal. Dans un article de 2024, il met en garde contre le surdosage protéique, notamment issu des sources animales, qui pourrait augmenter le risque d’accidents cardiovasculaires (AVC). Cette alerte repose sur une étude américaine récente, menée à la fois sur des humains et des souris, qui s’est intéressée aux effets de la leucine, un acide aminé abondant dans la viande, les œufs et les produits laitiers.
Les chercheurs ont observé que la leucine stimule une voie biologique appelée complexe mTOR, qui, en s’activant dans certaines cellules immunitaires (les macrophages), favorise la formation de plaques d’athérosclérose. Ces plaques peuvent obstruer les artères et augmenter significativement le risque d’AVC ou de crise cardiaque. Ainsi, consommer un repas très riche en protéines animales (plus de 25 g en une seule fois) serait un facteur aggravant, notamment chez les personnes à risque cardiovasculaire.
En France, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) recommande 0,8 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour, soit environ 50 à 60 g pour une personne de 70 kg. Or, les données montrent que 85 % de la population dépasse cette dose, et près de 25 % consomment le double. Les chercheurs montréalais conseillent de ne pas excéder 1,4 à 1,5 g/kg/jour, soit 100 g maximum pour un adulte de 70 kg.
Il est également essentiel de répartir les apports protéiques au cours de la journée : un excès ponctuel à un seul repas est plus nocif qu’une consommation modérée étalée. Par exemple, un petit-déjeuner avec un peu de fromage, un déjeuner avec une portion de viande, et un dîner végétarien à base de légumineuses permet un équilibre plus sain.
En conclusion, si les protéines sont indispensables à la santé, leur excès, surtout d’origine animale, peut nuire aux artères et au cœur. Comme souvent en nutrition, l’équilibre reste la clé.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Le tabac est l’une des premières causes de mortalité évitable dans le monde. Chaque année, il est responsable de plus de 75 000 décès en France, et environ 8 millions dans le monde. Mais concrètement, combien d’années de vie le tabagisme fait-il perdre à ceux qui fument régulièrement ? La réponse, confirmée par de nombreuses études, est saisissante : en moyenne, un fumeur régulier perd entre 10 et 15 ans d’espérance de vie par rapport à un non-fumeur.
Cette estimation ne repose pas sur une intuition, mais sur des données solides issues d'études épidémiologiques de grande ampleur. L'une des plus citées est celle menée par le British Doctors Study, une recherche de long terme commencée en 1951 sur plus de 34 000 médecins britanniques. Elle a montré que ceux qui fumaient régulièrement mouraient en moyenne 10 ans plus tôt que leurs collègues non-fumeurs. Ces résultats ont ensuite été confirmés par d'autres recherches, notamment une étude publiée en 2013 dans le New England Journal of Medicine, qui montrait que les fumeurs chroniques (ceux qui commencent à fumer avant 20 ans et poursuivent au long de leur vie) perdaient jusqu’à 13 années de vie.
Pourquoi une telle perte ? Parce que le tabac est un facteur de risque majeur dans de nombreuses pathologies chroniques. Il est impliqué dans plus de 80 % des cancers du poumon, mais aussi dans de nombreux autres cancers (bouche, œsophage, pancréas, vessie). Il favorise également les maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC), les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO), et une multitude d’autres affections respiratoires et inflammatoires.
Mais il y a aussi une bonne nouvelle : arrêter de fumer, même tardivement, peut prolonger considérablement l’espérance de vie. Toujours selon les données du New England Journal of Medicine, un fumeur qui arrête avant l’âge de 40 ans récupère en moyenne 9 des 10 années perdues, et ceux qui arrêtent à 50 ou 60 ans gagnent également plusieurs années par rapport à ceux qui continuent.
Le message est donc clair : le tabac tue, mais l’arrêt peut inverser une partie des dégâts, même après plusieurs années de dépendance. En résumé, un fumeur régulier peut s’attendre à vivre 10 à 15 ans de moins qu’un non-fumeur, mais il n’est jamais trop tard pour arrêter et gagner en espérance de vie… et en qualité de vie.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Si vous trouvez que l’eau du robinet a parfois un léger goût ou une odeur de piscine, le responsable est souvent le chlore. Utilisé depuis plus d'un siècle pour désinfecter l'eau potable, il joue un rôle essentiel : il détruit les bactéries, virus et autres micro-organismes susceptibles de provoquer des maladies. Mais une question revient souvent : faire bouillir l'eau permet-il de s'en débarrasser ?
La réponse est oui… mais avec quelques nuances.
Le chlore utilisé dans les réseaux d'eau potable est une substance volatile. Cela signifie qu'il a tendance à s'évaporer lorsqu'il est exposé à l'air ou à la chaleur. Lorsque vous faites bouillir de l'eau, une grande partie du chlore libre qu'elle contient s'échappe rapidement sous forme gazeuse. En général, quelques minutes d'ébullition suffisent pour réduire fortement sa concentration.
D'ailleurs, même sans faire bouillir l'eau, il est possible de diminuer le goût du chlore en laissant simplement une carafe ouverte au réfrigérateur pendant plusieurs heures. Le chlore s'évapore progressivement au contact de l'air.
Cependant, tout dépend de la forme du désinfectant utilisée par votre compagnie des eaux. Dans certaines régions, le traitement repose non seulement sur le chlore libre, mais aussi sur les chloramines, des composés formés à partir de chlore et d'ammoniac. Les chloramines sont plus stables et persistent davantage dans les canalisations. Elles résistent également mieux à l'ébullition. Faire bouillir l'eau les réduit, mais beaucoup moins efficacement que le chlore classique.
Autre point important : l'ébullition ne rend pas forcément l'eau « plus pure ». Elle tue les micro-organismes mais ne retire ni les métaux lourds, ni les nitrates, ni les résidus de pesticides éventuellement présents. Dans certains cas, une évaporation importante peut même légèrement concentrer certaines substances dissoutes.
Sur le plan sanitaire, faut-il s'inquiéter du chlore ? Pour la très grande majorité des personnes, non. Les concentrations utilisées dans les réseaux d'eau potable sont strictement réglementées et considérées comme sûres. Les bénéfices du traitement au chlore sont immenses : il a permis de réduire drastiquement les maladies transmises par l'eau, comme le choléra ou la typhoïde.
En résumé, oui, faire bouillir l'eau du robinet élimine efficacement la majeure partie du chlore libre et améliore souvent son goût. Mais cette méthode est moins efficace contre les chloramines et ne supprime pas tous les contaminants potentiels. Si votre objectif est simplement de réduire l'odeur ou le goût du chlore, quelques minutes d'ébullition ou une carafe laissée au repos peuvent déjà faire une grande différence.
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