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    Pourquoi le cercueil en osier de Brigitte Bardeau est-il tendance ?

    13.02.2026 | 1 min.
    Le choix d’un cercueil en osier pour les obsèques de Brigitte Bardot, le 7 janvier 2026 à Saint-Tropez, a déclenché une véritable onde de choc sur le marché funéraire en France – au point d’en faire une tendance économique.

    Ce modèle artisanal, souvent appelé le “Bohemian”, n’est pas une création spontanée née de l’icône elle-même, mais un produit déjà en développement dans la Vannerie de Candas, dans la Somme. Il combine une structure en pin traditionnel et un habillage en osier biodégradable tressé à la main, respectant les normes locales tout en offrant une alternative écologique aux cercueils classiques.

    Un prix attractif et un symbole fort

    Sur le plan économique, l’un des premiers éléments qui expliquent l’engouement est le prix : vendu autour de 1 670 €, il se positionne en dessous de nombreux cercueils en bois traditionnel, souvent proches de 2 000 € ou plus. Ce positionnement tarifaire, associé à des valeurs éthiques, en fait une option attractive pour des familles cherchant à concilier coût et responsabilité environnementale.

    Explosion des commandes après l’hommage

    Avant la cérémonie funéraire de Bardot, ce modèle restait relativement confidentiel : la vannerie avait vendu une soixantaine d’unités. Aujourd’hui, les chiffres ont littéralement explosé. Les artisans déclarent recevoir environ 20 commandes par jour, soit plusieurs centaines par mois – un volume totalement inédit pour un produit funéraire artisanal.

    Cette forte demande met en lumière deux réalités économiques. D’une part, elle montre que les consommateurs sont prêts à adopter des alternatives durables, même dans des secteurs très traditionnels comme les obsèques. D’autre part, elle révèle l’ampleur de ce qu’on pourrait appeler un effet de célébrité : l’association avec une figure aussi emblématique que Bardot a servi de catalyseur médiatique et commercial.

    Impacts sur l’artisanat local

    Ce succès n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les ventes : il a aussi un impact industriel. La Vannerie de Candas doit désormais s’organiser pour répondre à la demande, former de nouveaux vanniers et étendre sa capacité de production, ce qui génère emplois et formation professionnelle dans un secteur souvent menacé par la concurrence industrielle.

    Une tendance qui pourrait s’essouffler ?

    Certains acteurs du marché prédisent que cet engouement pourrait se stabiliser ou diminuer une fois l’effet médiatique retombé, surtout si d’autres fabricants proposent des produits similaires. Mais, pour l’instant, le cercueil en osier reste un cas d’école économique : comment une innovation artisanale, associée à une personnalité forte, peut créer une nouvelle demande et influencer un marché traditionnel.

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    Pourquoi dit-on que les Américains sont drogués à la consommation ?

    12.02.2026 | 1 min.
    Aujourd'hui, on traverse l’Atlantique pour disséquer un moteur qui ne semble jamais vouloir caler : la consommation américaine. Mais attention, derrière la rutilance des chiffres de croissance, se cache une réalité plus inquiétante. On dit souvent que les Américains sont « drogués » à la dépense. Pourquoi ? Et surtout, jusqu'où peuvent-ils aller ?

    Le constat est frappant : aux États-Unis, la consommation est un sport national qui représente près de 70 % du PIB. En comparaison, en France, nous sommes autour de 55 %. Mais c'est au niveau de la réserve d'argent que le fossé devient vertigineux.

    Parlons chiffres. Aujourd'hui, en ce début d'année 2026, le taux d'épargne des ménages américains a fondu comme neige au soleil pour tomber à seulement 3,5 % de leurs revenus. C'est dérisoire. Pour bien comprendre l’anomalie, regardez chez nous : en France, le taux d'épargne avoisine les 18 %. Là où le Français moyen met un euro de côté « au cas où », l'Américain, lui, semble avoir déjà dépensé cet euro avant même de le percevoir.

    Alors, pourquoi parle-t-on de « drogue » ? Parce que pour maintenir ce train de vie, les ménages américains piochent massivement dans leur « bas de laine ». Pendant la pandémie, ils avaient accumulé un excédent d'épargne colossal grâce aux aides fédérales. Mais ce réservoir est désormais à sec. Pourtant, la consommation ne ralentit pas.

    Pour continuer à acheter, les Américains ont recours à deux leviers dangereux :
    1. L’érosion de l’épargne résiduelle : on vide ses comptes pour compenser l'inflation.
    2. Le crédit à outrance : la dette par carte de crédit a atteint des sommets historiques.
    Le risque économique est clair : c'est l'effet de falaise. Contrairement aux Européens qui gardent une marge de sécurité face aux crises, les Américains avancent sans filet. Si le marché de l'emploi tousse ou si les taux d'intérêt restent élevés, la machine peut se briser net.

    En résumé, l'Américain consomme pour exister, mais il le fait aujourd'hui avec de l'argent qu'il n'a plus. Une addiction qui soutient la croissance mondiale, certes, mais qui fragilise l'équilibre des foyers de l'oncle Sam.
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    Pourquoi est-il devenu quasi impossible de se faire rembourser son vol ?

    11.02.2026 | 1 min.
    Aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet qui risque de gâcher vos prochaines vacances : le parcours du combattant pour se faire rembourser un billet d'avion.
    Depuis ce 7 février 2026, de nouvelles règles sont entrées en vigueur, et elles changent radicalement la donne. Si vous pensiez que le règlement européen de 2004 vous protégeait encore efficacement en cas de retard ou d’annulation, détrompez-vous : obtenir gain de cause est devenu quasi impossible, ou du moins, extrêmement coûteux.

    Le nœud du problème, c’est un petit décret français. Jusqu’ici, pour les litiges de moins de 5 000 euros — ce qui correspond à l’immense majorité des cas — la procédure judiciaire était simple et gratuite. Vous remplissiez un formulaire au greffe du tribunal et le juge tranchait. C'est terminé. Désormais, la justice impose une médiation obligatoire.

    Sur le papier, cela semble une bonne idée pour désengorger les tribunaux. Mais dans les faits, c’est un mur. Les passagers doivent d'abord solliciter un médiateur, souvent débordé. Et si cette étape échoue ? C’est là que le bât blesse. Pour aller devant un juge, vous devez maintenant passer par une assignation par commissaire de justice.

    Le coût de la démarche ? Comptez environ 100 à 150 euros de frais fixes, rien que pour lancer la procédure. Pour un billet low-cost à 80 euros ou une indemnité forfaitaire de 250 euros, le calcul est vite fait : l'action en justice coûte presque autant, sinon plus, que ce que vous espérez récupérer. C’est ce qu’on appelle une barrière dissuasive.

    Mais ce n’est pas tout. Le décret s’attaque aussi aux actions groupées. Auparavant, des plateformes spécialisées pouvaient regrouper des centaines de passagers d'un même vol pour peser face aux géants de l'aérien. Désormais, l'assignation collective est réservée aux familles (conjoints, partenaires de PACS ou concubins). Les amis ou les groupes de touristes sans lien de parenté devront agir chacun de leur côté, multipliant ainsi les frais de procédure.

    Pourquoi un tel changement ? Le gouvernement met en avant la modernisation de la justice, mais les associations de consommateurs, comme l’UFC-Que Choisir, dénoncent une attaque frontale contre les droits des voyageurs. Pour les compagnies aériennes, c’est une aubaine économique : elles savent que l'immense majorité des clients abandonnera les poursuites face à la complexité et au coût des nouvelles démarches.

    En résumé, si votre vol est annulé demain, vous n’aurez plus seulement besoin de patience, mais aussi d’un solide portefeuille pour espérer revoir votre argent. Le ciel n'a jamais semblé aussi loin du consommateur.
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    Qu'est-ce que le "debasement trade" ?

    10.02.2026 | 2 min.
    Dans le jargon financier, le « debasement trade » désigne un pari simple dans son principe : se protéger contre la perte de valeur des grandes monnaies, au premier rang desquelles le dollar. Le mot debasement renvoie à une pratique ancienne : au Moyen Âge, les souverains réduisaient la quantité de métal précieux dans les pièces pour financer leurs dépenses. Aujourd’hui, la logique est la même, mais elle passe par la création monétaire.

    Pourquoi ce pari revient-il au centre des débats économiques ? Parce que depuis la crise financière de 2008 — et plus encore depuis la pandémie — les grandes banques centrales ont injecté des montants sans précédent dans l’économie. La Federal Reserve, par exemple, a multiplié son bilan par plus de huit depuis 2007. Cette création monétaire soutient la croissance et évite les crises systémiques, mais elle alimente une crainte : chaque dollar nouvellement créé dilue la valeur des dollars existants.

    Le debasement trade consiste donc à acheter des actifs supposés résister à cette dilution monétaire. Historiquement, l’or est le pilier de cette stratégie. Sa quantité est limitée, il n’est la dette de personne, et il a servi de réserve de valeur pendant des millénaires. Mais aujourd’hui, la palette s’est élargie : matières premières, immobilier, actions liées aux ressources… et, plus récemment, actifs numériques rares.

    Si l’on en parle autant, c’est aussi parce que l’inflation est revenue dans les économies développées. Entre 2021 et 2023, les États-Unis et l’Europe ont connu leurs plus fortes hausses de prix depuis quarante ans. Même si l’inflation ralentit, un doute persiste : les États surendettés peuvent-ils vraiment défendre la valeur de leur monnaie sans provoquer une récession majeure ? Pour beaucoup d’investisseurs, la réponse est incertaine, et c’est précisément cette incertitude qui alimente le debasement trade.

    Ce mouvement n’est plus marginal. De grands acteurs financiers en parlent ouvertement. Des sociétés comme BlackRock évoquent régulièrement la question de la dépréciation monétaire dans leurs analyses de long terme. Certaines entreprises cotées, comme MicroStrategy, ont même fait de cette thèse un axe central de leur stratégie financière, estimant que conserver trop de liquidités en monnaie fiduciaire revient à accepter une perte de pouvoir d’achat programmée.

    En réalité, le debasement trade n’est pas un pari sur l’effondrement imminent du dollar. C’est un pari de couverture, presque défensif : l’idée que, dans un monde de dettes massives et de création monétaire structurelle, la monnaie n’est plus un refuge, mais un actif à risque. Et c’est précisément pour cela que ce concept, longtemps réservé aux initiés, est désormais au cœur du débat économique.
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    Pourquoi les géants de la tech veulent mettre leurs datacenters en orbite ?

    09.02.2026 | 2 min.
    Si les géants de la tech s’intéressent aux data centers en orbite, ce n’est pas par goût de la science-fiction, mais pour une raison centrale : l’économie du calcul est en train de devenir insoutenable sur Terre. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le coût de chaque requête, de chaque entraînement de modèle, dépend désormais presque entièrement de l’énergie.

    Aujourd’hui, l’électricité est le premier poste de dépense d’un data center hyperscale. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les centres de données représentent déjà près de 2 % de la consommation électrique mondiale, et cette part pourrait doubler d’ici 2030 sous l’effet de l’IA générative. Pour des acteurs comme Google, Microsoft ou Amazon, cette dépendance énergétique est devenue un risque stratégique majeur.

    L’espace offre un avantage économique décisif : le solaire quasi continu. En orbite héliosynchrone ou géostationnaire, des panneaux solaires peuvent produire de l’électricité presque 24 heures sur 24, sans nuit, sans météo, sans intermittence. Une fois l’infrastructure lancée et amortie, le coût marginal de l’énergie tend vers zéro. C’est un changement radical de modèle : sur Terre, le cloud reste soumis aux marchés de l’électricité, aux taxes, aux tensions géopolitiques et aux réseaux saturés.

    Autre poste de coût crucial : le refroidissement. Sur Terre, jusqu’à 30 à 40 % de l’énergie d’un data center est consacrée à évacuer la chaleur, via climatisation, circuits d’eau et équipements lourds. Dans le vide spatial, la chaleur peut être dissipée par rayonnement thermique, sans eau ni systèmes complexes. Moins d’infrastructures signifie moins de maintenance, moins de pannes et, à terme, un coût total de possession plus faible.

    À cela s’ajoutent les contraintes économiques terrestres. Construire un data center implique du foncier cher, des délais administratifs longs, des oppositions locales et une pression environnementale croissante. En orbite, ces contraintes disparaissent. L’investissement initial est élevé, mais l’échelle est potentiellement illimitée, surtout avec la baisse des coûts de lancement promise par les nouveaux lanceurs réutilisables.

    C’est sur cette logique que misent des acteurs émergents comme Axiom Space ou Starcloud, qui parlent déjà de “compute orbital” vendu comme un service, ciblant d’abord les calculs les plus énergivores et les moins sensibles à la latence.

    En résumé, les data centers en orbite ne sont pas destinés à remplacer ceux au sol à court terme. Économiquement, ils constituent une assurance stratégique contre la flambée des prix de l’énergie et la saturation des infrastructures terrestres. Pour les géants de la tech, l’espace devient une variable clé dans l’équation du coût futur du calcul.
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