A l’occasion de la journée mondiale du cancer, qui se tient tous les ans le 4 février, nous répondons à des questions fréquentes : comment expliquer que certains cancers soient plus difficiles à traiter que d’autres ? Qu’est ce qui détermine le pronostic d’un cancer ? Chaque année, des millions de personnes sont confrontées au diagnostic du cancer. Ces pathologies qui entrainent une prolifération de cellules anormales a entrainé, selon l’OMS, près de 10 millions de décès en 2020 ; ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Or, on sait que selon l’organe touché, le taux de survie diffère, même si cette notion de pronostic est directement associée à la qualité du système de soins, à l’accès aux traitements innovants ou non, à la formation des spécialistes comme au financement des différentes prises en charge.
Dans quelle mesure la recherche a-t-elle permis une meilleure prise en charge de certains cancers ? Est-ce qu’une prise en charge précoce reste le facteur le plus important lorsqu’on parle de guérison ? Pour quels types de cancers, le taux de survie s’est-il amélioré de façon notable ces dernières années ?
Parler du cancer donne l’occasion d’aborder des thèmes extrêmement différents, qui témoignent à la fois de la complexité des prises en charge, comme des nombreux retentissements de la maladie sur la vie des patients : traitements, annonce du diagnostic, conséquences pour l’entourage, tabous entourant la maladie.
Aborder ce thème du pronostic de la maladie, c'est évoquer les différents types de cancer (solide, liquide ou diffus), les différents stades de la maladie en fonction de l'avancée et de l'évolution. Un pronostic également lié à la localisation de l'atteinte, puisqu'aujourd'hui, rémission et taux de survie sont également dépendants, dans de nombreux cas, à l'organe ou au liquide biologique concerné.
Un pronostic conditionné également par l'accès aux soins, tant au niveau de la disponibilité des différentes lignes de traitement, du niveau du plateau technique, de la qualification des personnels soignants que de la capacité à financer les soins d'oncologie.
Face à ces multiples conditions qui vont définir le pronostic des cancers, s'impose l'importance de la prévention et du dépistage, pour diagnostiquer au stade le plus précoce
Intensifier la sensibilisation et la Prévention est une priorité d'autant plus pertinente au moment où est publiée l'estimation de l'Agence contre le cancer de l'OMS (dans la revue Nature), et qui estime que près de 40 % des nouveaux cas de cancer identifiant 2022, était lié à des causes évitables : à savoir le tabac, les infections, l'alcool ou encore la pollution de l'air.
Avec :
Pr Laurence Albigès, cheffe du département de médecine oncologique de Gustave Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe
Dr Régis Ferrand, chef de département adjoint d'oncologie radiothérapie et chef du service de physique médicale à l’Institut Curie
Dr Fatma Guenoune, Présidente de la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA) (en attente de confirmation)
► En fin d’émission, nous faisons un point sur la situation humanitaire en Haïti, alors que les affrontements armés continuent de paralyser une grande partie de Port-au-Prince. Ces deux dernières années, face à l’insécurité, 60% des structures de santé haïtiennes ont fermé, poussant la réponse humanitaire à s’appuyer exclusivement sur des cliniques mobiles. Or, l’ONG médicale ALIMA annonce relancer progressivement des structures de santé fixes, y compris dans des zones longtemps considérées comme inaccessibles. Interview de Virginie Vialas, cheffe de mission ALIMA Haïti.
Programmation musicale :
► Boddhi Satva, Bria 83 Orchestra, Abdul Champion – Les gens changent
► Chappell Roan – Good luck, babe