1) De Lucy à Sapiens, à quoi ressemblaient les langages de nos ancêtres?
Une série radiophonique diffusée sur France Culture propose une immersion sonore au cœur de la Préhistoire, des premiers australopithèques jusqu’à Homo sapiens. En s’appuyant sur les connaissances en paléoanthropologie, en linguistique et sur l’archéologie sonore, des chercheurs ont reconstitué les environnements sonores de plusieurs espèces humaines disparues, de la savane de Lucy aux grottes occupées par Sapiens, en passant par les territoires d’Homo erectus, d’Homo naledi ou de Néandertal.
Ces reconstitutions permettent aussi d’imaginer les formes de communication de nos ancêtres. Chez Lucy, il s’agirait de sons liés à l’émotion, sans véritable syntaxe. Avec Homo erectus, le répertoire vocal se diversifie et les sons commencent à désigner des objets, des personnes ou des actions. Plus tard, chez Néandertal et Homo sapiens, le langage devient plus élaboré. Pour rendre ces voix plausibles, l’équipe s’est appuyée sur des hypothèses scientifiques liées à l’anatomie, aux capacités vocales et à la morphologie, avec l’aide de l’intelligence artificielle.
Pour en parler, Amélie Vialet, paléoanthropologue au Muséum national d’histoire naturelle à Paris.
2) Notre peur laisse une trace olfactive que les chevaux perçoivent
Une étude française publiée dans PLOS One montre que l’odeur que nous dégageons lorsque nous avons peur transmet une part de cette émotion aux chevaux. Exposés à cette odeur, les animaux adoptent des réactions plus nerveuses et se montrent moins enclins à interagir avec nous que face à une odeur neutre ou associée à la joie. Ces résultats ouvrent de nouvelles pistes sur la manière dont les émotions peuvent circuler d’une espèce à l’autre.
Cette contagion interespèce de la peur soulève de nombreuses questions sur ses mécanismes et sur son origine, qu’il s’agisse d’un simple réflexe ou d’une forme d’interprétation du danger par l’animal.
Pour en parler, CQFD reçoit Léa Lansade, directrice de recherche à l’Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) et co-autrice de cette étude.
3) "Le Petit Traité de physique à lʹusage des geeks" ou lʹart de comprendre la physique en sʹamusant
Comprendre la physique en s’amusant : c’est exactement ce que propose Petit Traité de physique à l’usage des geeks… mais pas seulement. Ce livre ludique et visuel s’appuie sur la pop culture pour expliquer des phénomènes bien réels. On y croise Sonic pour parler de vitesse, Spider-Man pour comprendre l’adhérence, ou encore Star Wars pour explorer l’énergie et la matière. Une manière réjouissante de découvrir que la physique n’est pas un mur infranchissable, mais un terrain de jeu infini.
Rencontre avec ses auteurs, Pol Grasland-Mongrain et Cédric Ray.
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