1) Du sommeil même pour les créatures sans cerveau
Le sommeil est-il universel, même pour les êtres sans cerveau? Une étude récente montre que les méduses et anémones, dépourvues de système nerveux central, dorment pourtant 8h par jour. Une fonction vitale, apparue avec les premiers neurones, qui structure le vivant. Et les plantes? Sont-elles aussi soumises à un cycle de repos?
Sarah Dirren interroge deux spécialistes:
- Laura Fernandez, docteure en neurosciences, chercheuse dans le groupe de dʹAnita Lüthi au département des neurosciences fondamentales de lʹUniversité de Lausanne et spécialiste des ondes infraslow
- Raphaël Aguillon, neurobiologiste spécialiste des interactions entre lʹenvironnement et le système nerveux à lʹinstitut de biologie physico-chimique à lʹuniversité de Paris
2) Les poussins associent spontanément certains sons à certaines formes
Vous associez spontanément " bouba " à une forme ronde et " kiki " à une forme pointue : ce réflexe, observé chez les humains quels que soient la langue, lʹâge ou la culture, vient dʹêtre mis en évidence chez de jeunes poussins. Des chercheuses de lʹUniversité de Padoue, en Italie, ont en effet reproduit ce test avec ces oisillons, qui font les mêmes associations son-forme que nous.
Cette découverte bouscule notre compréhension de lʹacquisition du langage et suggère que ce mécanisme pourrait être bien plus ancien quʹon ne le pensait.
Pour en parler, Sarah Brocard, chercheuse au département de cognition comparée de lʹUniversité de Neuchâtel, répond aux questions dʹAnne-Julie Ruz.
3) La jalousie chez les babouins se manifesterait entre frères et sœurs
Une nouvelle étude menée par des primatologues de lʹUniversité de Montpellier, de lʹInstitut des sciences de lʹévolution de Montpellier et du CNRS suggère que les jeunes babouins pourraient manifester des comportements comparables à de la jalousie. Cette émotion sociale complexe apparaît lorsquʹun individu perçoit quʹune relation importante est menacée par un tiers et, chez les animaux, son existence reste encore débattue.
Pour y voir plus clair, les scientifiques ont observé des babouins dans leur environnement naturel et se sont intéressés à une situation précise : ce qui se passe lorsquʹune mère toilette un petit pendant quʹun autre assiste à la scène. Résultat, les jeunes interviennent fréquemment pour perturber lʹinteraction, surtout lorsque le frère ou la sœur reçoit beaucoup dʹattention, un peu comme un enfant qui cherche à récupérer lʹintérêt dʹun parent.
Ces observations renforcent lʹidée que certaines émotions sociales complexes pourraient avoir des racines évolutives plus anciennes quʹon ne le pensait.
Pour en parler, Elise Huchard, primatologue spécialiste en écologie comportementale au CNRS, impliquée dans cette étude.
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