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  • États-Unis: la politique migratoire de Donald Trump provoque un choc démographique et économique

    11.02.2026
    Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les États-Unis pourraient voir leur population diminuer dès cette année. En cause, le durcissement extrême de la politique migratoire menée par Donald Trump. Derrière ce basculement démographique historique se cache un choc économique majeur, aux répercussions sur la croissance, le marché du travail, les finances publiques et la compétitivité technologique du pays.
    Les chiffres sont sans équivoque. Selon le dernier bilan du Census Bureau, entre juillet 2024 et juin 2025, la population américaine n’a progressé que de 0,5%, soit 1,8 million de personnes supplémentaires. Un niveau historiquement faible. Cette dynamique pourrait encore se détériorer. Plusieurs études estiment désormais que la population américaine pourrait reculer dès cette année, un scénario inédit depuis plus d’un siècle. Cette bascule s’explique très simplement. Les États-Unis vivent historiquement sur deux moteurs démographiques, les naissances et l’immigration. Or, aujourd’hui, les deux ralentissent simultanément.
    Le taux de fécondité est tombé sous le seuil de renouvellement des générations, tandis que le moteur migratoire est en train de s’effondrer. En cause, la multiplication des mesures anti-immigration décidées par Donald Trump : restrictions drastiques des visas étudiants, professionnels et familiaux, refus d’entrée étendus à plus de 70 pays, expulsions accélérées, verrouillage renforcé de la frontière avec le Mexique. Autant de décisions qui ont fait chuter brutalement les flux migratoires.
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    Un choc majeur sur la croissance et l’emploi
    Au-delà de ses conséquences sociales, ce tournant migratoire provoque un choc économique majeur. La croissance repose sur trois piliers fondamentaux : la population active, la productivité et l’investissement. Lorsque la baisse démographique touche directement la main-d’œuvre disponible, la croissance potentielle ralentit mécaniquement. Selon le think tank Brookings, la seule baisse de l’immigration retranche déjà 0,3 point de croissance par an à l’économie américaine. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui est colossal pour une économie habituée à croître autour de 2,5% par an.
    Ce ralentissement s’explique principalement par un choc sur le marché du travail. Les immigrés représentent environ 19% de la main-d’œuvre américaine, soit près d’un travailleur sur cinq. Dans certains secteurs clés – agriculture, restauration, construction –, leur rôle est absolument indispensable. Résultat : les pénuries de main-d’œuvre explosent, les délais de production s’allongent, les coûts augmentent, les prix suivent, et au bout de la chaîne, la croissance est directement affectée. Une dynamique qui va à l’encontre des promesses économiques affichées par Donald Trump.
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    Finances publiques et leadership technologique fragilisés
    Les effets du durcissement migratoire se font également sentir sur les finances publiques américaines. Moins de travailleurs immigrés signifie moins de cotisations, moins d’impôts et davantage de dépenses sociales. Selon l’institut Cato, les immigrés ont versé plus d’impôts qu’ils n’ont reçu d’aides sociales chaque année entre 1994 et 2023. Dans ce contexte, la contraction de l’immigration fragilise directement l’équilibre budgétaire du pays et accélère la crise de financement de la Sécurité sociale américaine, déjà menacée à moyen terme.
    Enfin, l’enjeu dépasse largement la seule sphère budgétaire. L’immigration joue un rôle central dans la recherche, la technologie, l’intelligence artificielle et la finance. Une statistique l’illustre : 40% des chercheurs de la Silicon Valley sont nés à l’étranger. Limiter les visas étudiants et scientifiques affaiblit donc directement l’avantage technologique américain, dans un contexte de concurrence accrue avec la Chine et l’Europe. En définitive, l’arbitrage entre souveraineté politique et rationalité économique apparaît de plus en plus coûteux pour les États-Unis. Les effets du durcissement migratoire pourraient se faire sentir bien au-delà du mandat de Donald Trump, en pesant durablement sur la croissance, l’innovation et le leadership mondial de la première économie de la planète.
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  • Gigafactories en France: où en est vraiment la bataille industrielle des batteries électriques?

    10.02.2026
    La pose de la première pierre de la gigafactory du groupe taïwanais ProLogium, ce mardi 10 février, à Dunkerque, marque une nouvelle étape dans la stratégie industrielle française. Objectif : faire de la France un leader européen des batteries électriques. Mais derrière l’ambition, la réalité industrielle s’avère plus complexe.
    Ce mardi midi, c’est un événement symbolique qui se déroule dans le nord de la France : la pose de la première pierre d’une nouvelle gigafactory de batteries électriques à Dunkerque, portée par le groupe taïwanais ProLogium. Un projet emblématique de la stratégie industrielle tricolore, dont l’ambition est claire : faire de la France un leader européen des batteries électriques.
    Les objectifs affichés sont à la hauteur de l’enjeu. D’ici 2030, la France vise une production annuelle de deux millions de batteries, la création de plus de 13 000 emplois directs, et la constitution d’une véritable « vallée de la batterie » dans les Hauts-de-France. Un projet stratégique, car l’enjeu est majeur, il s'agit réduire la dépendance à la Chine, qui contrôle aujourd’hui près de 70% de la production mondiale de batteries. Or, sans batteries, pas de voitures électriques, et sans voitures électriques, pas de transition énergétique crédible. La souveraineté industrielle devient ainsi un pilier central de la politique économique française.
    Un déploiement plus lent que prévu : un défi technologique et industriel
    Trois ans après les grandes annonces, le bilan reste contrasté. Sur le papier, la France compte cinq projets majeurs de gigafactories. Dans les faits, seules deux sont aujourd’hui réellement en activité, tandis que les autres sont encore en phase de montée en puissance ou de préparation. Cette lenteur s’explique d’abord par la complexité extrême de la fabrication des batteries. Produire des cellules à grande échelle exige une maîtrise industrielle et chimique de très haut niveau, dans des environnements ultra-contrôlés. Les industriels européens commencent à peine à acquérir ce savoir-faire, alors que les acteurs asiatiques disposent de plus de quinze ans d’avance.
    À cela s’ajoute le coût colossal de ces infrastructures. Chaque gigafactory représente entre 2 et 5 milliards d’euros d’investissement. Un pari financier lourd, qui impose des montages complexes et une montée en charge progressive. Mais le principal défi reste l’évolution extrêmement rapide des technologies de batteries. Une batterie développée il y a trois ans est déjà dépassée technologiquement par rapport aux modèles actuels, plus performants, plus durables et plus compétitifs. Cette course à l’innovation impose aux industriels de revoir régulièrement leurs choix technologiques.
    ProLogium à Dunkerque : un pari industriel et économique à haut risque
    Le projet ProLogium illustre parfaitement ces difficultés. Si la première pierre n’est posée que ce mardi, trois ans après l’annonce initiale, c’est parce que le groupe taïwanais a décidé de changer de technologie en cours de route, afin de passer à une nouvelle génération de batteries solides plus performantes. Un choix stratégique, mais aussi un pari industriel risqué, qui a repoussé le calendrier du projet.
    Un pari également assumé par les pouvoirs publics. Pour attirer ces géants industriels, l’État français mobilise massivement l’argent public. Selon les études de la Banque européenne d’investissement et de France stratégie, un euro public investi dans l’industrie verte génère entre 2,5 et 4 euros de valeur ajoutée à moyen terme.
    Si, pour l’instant, les retombées économiques restent limitées, elles sont appelées à s’amplifier : créations d’emplois directs et indirects, fiscalité locale, sous-traitance, développement de filières industrielles complètes. Au-delà de la préservation de l’industrie automobile française et de la sécurisation de l’approvisionnement européen en batteries, ces projets participent surtout à la relance économique de territoires durement touchés par la désindustrialisation.
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  • IA: comment l’Europe peut encore rivaliser avec les géants américains et chinois

    09.02.2026
    Alors que les États-Unis et la Chine accélèrent massivement dans l’intelligence artificielle, l’Europe peine encore à rivaliser à armes égales. Le baromètre européen de l’IA 2026, publié par JFD et EY Fabernovel, dresse un état des lieux : le continent dispose d’atouts solides, mais reste confronté à un défi majeur, celui du passage à l’échelle et de la souveraineté technologique.
    La bataille mondiale de l’intelligence artificielle est engagée depuis plusieurs années. D’un côté, les États-Unis ont développé un écosystème ultra-intégré. Leurs géants du numérique contrôlent l’ensemble de la chaîne de valeur : des infrastructures aux modèles, en passant par les logiciels et les centres de données. Une stratégie d’hyper-intégration qui leur permet d’innover vite, de déployer massivement et de capter l’essentiel de la valeur créée. La Chine suit une trajectoire similaire, à grand renfort de plans industriels massifs, de commandes publiques et de champions nationaux. Pékin a clairement fait de l’IA un pilier de sa stratégie de puissance économique et technologique.
    Face à ces deux blocs, l’Europe avance plus prudemment, avec une autre boussole : la régulation, l’éthique et la protection des données. Un choix assumé, mais qui se traduit par un décrochage progressif dans la course mondiale à l’IA. C’est l’un des constats majeurs du baromètre européen de l’IA 2026.
    Trois freins majeurs qui ralentissent la dynamique européenne
    Premier frein identifié : le financement. L’investissement européen en intelligence artificielle est sept fois inférieur à celui des États-Unis. En cause notamment, le manque de fonds de pension puissants à l’échelle du continent, capables de soutenir de très importantes levées de fonds. Résultat : lorsqu’une start-up européenne devient prometteuse, elle part souvent se financer outre-Atlantique, emportant avec elle une partie de la valeur et du potentiel industriel.
    Deuxième frein : la maîtrise de la chaîne de valeur. L’Europe ne détient aujourd’hui que 5% de la puissance de calcul mondiale. Concrètement, cela signifie que les intelligences artificielles européennes tournent très souvent sur des serveurs américains, renforçant une dépendance technologique stratégique.
    Troisième frein enfin : la complexité réglementaire. Avec 13 000 actes législatifs publiés en cinq ans, contre 3 500 aux États-Unis, l’environnement normatif européen apparaît comme un facteur de ralentissement, poussant certaines entreprises à envisager l’exil pour accélérer leur développement. Le tableau peut sembler sombre, mais l’Europe conserve néanmoins de solides atouts.
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    Le choc de la demande, clé du passage à l’échelle
    Les choses bougent. En 2025, les levées de fonds ont progressé de 18% sur le sol européen. L’innovation est bien là, l’écosystème gagne en maturité, et les talents ne manquent pas. Mais le problème central demeure : les jeunes entreprises spécialisées dans l’IA peinent à devenir de grands champions industriels durables. En cause, un manque criant de débouchés. La commande publique d’innovation représente en moyenne 9% en Europe, contre 20% aux États-Unis et 25% en Corée du Sud. Mais tout ne peut pas reposer sur l’action publique. Le secteur privé doit également s’aligner, car les commandes restent aujourd’hui insuffisantes. Sans clients, sans contrats, sans carnets de commandes solides, une start-up ne grandit pas et ne devient jamais un leader mondial.
    La solution avancée est claire : inciter les grandes entreprises européennes à consacrer 9% de leurs achats à des solutions innovantes proposées par ces jeunes structures. Un levier décisif pour favoriser leur développement et créer de véritables partenariats industriels. Derrière cet enjeu économique, ce qui se joue, c'est la souveraineté européenne et son autonomie technologique. Car l’intelligence artificielle entre dans une phase d’industrialisation rapide, et ceux qui structurent aujourd’hui leur chaîne de valeur domineront les marchés de demain.
  • Haïti: une économie en crise profonde, minée par l’inflation, l’insécurité et l’effondrement de la croissance

    06.02.2026
    À la veille de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, l’économie haïtienne reste plongée dans une crise profonde. Croissance négative depuis plusieurs années, inflation élevée, dépendance aux transferts de la diaspora, insécurité chronique et paralysie politique : tous les indicateurs économiques sont au rouge.
    Le signal le plus révélateur de la crise économique haïtienne reste la croissance. Voilà désormais sept années consécutives que celle-ci est négative. Concrètement, cela signifie qu’année après année, le pays produit de moins en moins de richesses. Cette récession s’accompagne d’un autre fléau majeur : l’inflation. En 2023, la hausse des prix a dépassé les 44%. Si elle a depuis légèrement reflué, elle demeure aujourd’hui à un niveau très élevé, compris entre 25 et 30%. Une situation qui a conduit le quotidien Le Nouvelliste à titrer récemment : « L’économie haïtienne, productrice de pauvreté ».
    Dans les faits, les prix augmentent en continu, sans que les revenus ne suivent pas la même dynamique. Le pouvoir d’achat des ménages s’effondre, la consommation recule, et les entreprises voient mécaniquement leurs chiffres d’affaires diminuer.
    Une économie dépendante des transferts et pénalisée par le taux de change
    À ces difficultés, s’ajoute un mécanisme plus technique mais déterminant : le taux de change. Haïti reçoit des transferts financiers colossaux de sa diaspora, dont dépend environ 80% de la population. Ces fonds, envoyés en dollars, doivent être convertis en gourdes, la monnaie nationale. Or, le taux de change est resté largement figé alors que l’inflation a fortement progressé. Résultat : pour chaque dollar envoyé, les familles reçoivent proportionnellement moins de gourdes, tandis que les prix continuent de grimper. Aujourd’hui, près de six Haïtiens sur dix vivent sous le seuil de pauvreté.
    Ces transferts servent principalement à la consommation et non à l’investissement. Un modèle économique qui, en l’absence de production suffisante, ne permet pas de préparer le développement futur du pays.
    Insécurité, crise politique et effondrement de l’investissement
    Si l’investissement ne repart pas, la cause principale tient en un mot : l’insécurité. Les gangs contrôlent des quartiers entiers et des axes stratégiques, imposent des péages illégaux, pratiquent enlèvements et rackets. Cette violence désorganise les chaînes d’approvisionnement, freine le recrutement et décourage l’investissement. En 2018, les investissements directs étrangers atteignaient encore environ 100 millions de dollars. Depuis, ils sont proches de zéro. Lorsqu’ils existent, il s’agit essentiellement de réinvestissements techniques, notamment pour l’entretien d’infrastructures comme les télécommunications. Investir en Haïti est désormais perçu comme un risque majeur.
    Cette insécurité s’ajoute à une crise politique et institutionnelle profonde. L’appareil d’État apparaît inefficace, mal organisé et miné par la corruption. La confiance s’est érodée, l’instabilité est devenue chronique, ce qui nuit directement à l’activité économique. La précarisation de l’État entraîne ainsi une précarisation plus large de la société.
    C’est dans ce contexte que s’achève le mandat du Conseil présidentiel de transition. Les économistes s’accordent sur un point : sans réformes structurelles, profondes et de long terme, l’économie haïtienne continuera de souffrir. Certains scénarios évoquent un possible rebond de la croissance, autour de +2%, mais celui-ci reste conditionné à une amélioration tangible de la sécurité et à une stabilisation politique durable. Un nouveau chapitre que le pays est appelé à ouvrir pour tenter de restaurer un minimum de confiance, auprès des investisseurs, des partenaires internationaux et des ménages.
  • Intelligence artificielle: bientôt des centres de données dans l'espace?

    05.02.2026
    Après le rachat de la société d’intelligence artificielle xAI par SpaceX, Elon Musk affiche une ambition qui peut sembler futuriste mais qui est prise de plus en plus au sérieux: déployer des centres de données dédiés à l’IA directement en orbite autour de la Terre. Un projet aux promesses énergétiques et financières majeures, mais qui soulève aussi de nombreuses questions.
    Des centres de données ou « data-centers » à plusieurs milliers de kilomètres au-dessus de nos têtes, l’idée peut paraître sortie d’un film de science-fiction. Et pourtant, elle s’inscrit aujourd’hui dans des projets très concrets. Avec l’acquisition de xAI, SpaceX cherche à réunir sous une même bannière l’expertise en lancements spatiaux, en réseaux de satellites et en intelligence artificielle.
    Pour comprendre l’intérêt d’un tel projet, il faut d’abord revenir sur Terre. Les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle existent déjà, et leur nombre ne cesse d’augmenter. Ces immenses installations consomment des quantités colossales d’électricité pour alimenter les processeurs, mais aussi d’eau pour refroidir les machines. Or la demande en puissance de calcul explose. Résultat: des centaines de nouveaux data centers devraient voir le jour dans les prochaines années.
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    L’espace, une réponse aux contraintes énergétiques
    Pourquoi ne pas rester uniquement sur Terre ? Parce que l’espace offre plusieurs avantages majeurs. D’abord en matière de place, mais surtout en termes de consommation d’énergie. Les capteurs photovoltaïques spatiaux peuvent recevoir jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire que leurs équivalents au sol, grâce à une exposition quasi permanente au soleil. Autre atout déterminant : le refroidissement. Dans l’espace, plus besoin d’eau. L’énergie solaire captée peut être utilisée pour alimenter des systèmes de refroidissement spécifiques, similaires à ceux déjà en fonctionnement sur la Station spatiale internationale. Sur le papier, ces centres de données orbitaux apparaissent ainsi comme une solution aux limites énergétiques rencontrées sur Terre.
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    Un pari financier colossal… Et très risqué
    Derrière cette mécanique technologique se cache un enjeu primordial : l’argent. Pour les géants de l’intelligence artificielle, l’objectif est clair : faire des économies à long terme. Les montants en jeu sont colossaux, et encore difficiles à estimer tant le modèle reste flou.
    Une chose est en revanche certaine : les investissements dans les data centers terrestres se chiffrent déjà en centaines de milliards de dollars. Les projets spatiaux apparaissent à la fois comme une extension de cette dynamique, mais aussi comme un moyen d’entretenir l’enthousiasme des marchés et de continuer à attirer des capitaux vers l’IA. Car la question centrale reste celle de la rentabilité. Dans l’espace, l’idée est séduisante : pas de loyer, pas de facture d’électricité, seulement un lancement de fusée et un satellite équipé d’un centre de données.
    C’est précisément pour cela que SpaceX s’intéresse au sujet. L’entreprise d’Elon Musk dispose déjà des fusées, des satellites et des infrastructures nécessaires pour produire de la puissance de calcul à l’échelle mondiale. Mais les réserves sont nombreuses. Sur le plan technique, un satellite en panne ne peut pas être réparé comme un site terrestre, sans compter les risques de collision avec des débris spatiaux. Il faudrait par ailleurs déployer un nombre immense de satellites, impliquant autant de lancements et donc des coûts vertigineux. Enfin, la question environnementale reste entière, les lancements de fusées générant une pollution significative. Quoi qu’il en soit, ces centres de données spatiaux ne verront pas le jour demain. Selon plusieurs cabinets d’études, leur viabilité commerciale ne pourrait émerger, au mieux, qu’entre 2032 et 2035.

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Aujourd'hui l'économie, présenté par Stéphane Geneste, vous propose un rendez-vous quotidien pour décrypter un fait marquant de l'actualité économique, du lundi au vendredi à 06h16 TU, toutes cibles.
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