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  • ICE: les champions de la tech au service de la chasse aux migrants

    29.01.2026
    Alors que la police de l’immigration concentre les critiques aux États-Unis après la mort de deux citoyens américains tués par balles à Minneapolis, les grandes entreprises n’hésitent pas à mettre leurs technologies au service de la traque des sans-papiers… avec de juteux contrats à la clé.
    Face aux rafles de la police anti-immigration dont les agents surarmés n'hésitent pas à utiliser un enfant de 5 ans comme appât pour arrêter son père et les enfermer tous les deux, il y a ceux qui résistent, au risque comme Renée Good ou Alex Pretti de le payer de leur vie, et il y a ceux qui collaborent avec les autorités. Il faut dire qu'il y a de quoi aiguiser les appétits : avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche le budget de la police anti-immigration était de 10 milliards de dollars. Aujourd'hui, ce budget est passé à 85 milliards de dollars. Pour comparaison, la dotation du ministère de la Justice dans son entièreté, FBI compris, ne dépasse pas 35 milliards de dollars en 2026. Autrement dit : sous Donald Trump, ICE est devenu le corps de police le mieux pourvu des États-Unis, et de loin. Il y a donc à la clé de juteux contrats à remporter.
    Des données fournies par le ministère de la Santé
    Les grandes entreprises de la tech américaine mettent leurs solutions au service du Département de la sécurité intérieure depuis longtemps. La plus en vue s'appelle Palantir (une référence à la boule de cristal que Sauron utilise pour corrompre Saroumane dans le Seigneur des anneaux), fondée par le milliardaire libertarien d'extrême-droite Peter Thiel. Une entreprise spécialisée dans l'analyse et le recoupement des données. Les données publiques, celles que vous pouvez laisser sur les réseaux sociaux parfois sans vous en rendre compte, mais aussi celles fournies par les administrations américaines comme le ministère de la Santé. En recoupant toutes ces données avec l'aide de l'intelligence artificielle, l'entreprise identifie et localise pour le compte d'ICE les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile aux États-Unis. En avril, Palantir a signé un contrat de 30 millions de dollars avec ICE pour aider l'agence à cibler « les cas d'expulsion prioritaires ».
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    Les Gafam aussi tirent profit de la lutte contre l’immigration à travers leurs services d'hébergement des données en ligne. Si on épluche les contrats publics au niveau fédéral, on constate que ICE a signé un contrat de 38 millions de dollars avec Microsoft, un autre de 25 millions de dollars avec Amazon, 500 000 euros avec Google... Ce n'est pas sans faire de remous au sein de ces entreprises, plusieurs centaines de salariés ont écrit ces derniers jours à leurs patrons pour exiger l'annulation des contrats signés avec ICE.
    Cap Gemini embarrassé par le juteux contrat signé par sa filiale américaine 
    Le sujet ne concerne pas seulement les entreprises américaines : la semaine dernière l'Observatoire des multinationales un média d'enquête citoyen révélait le juteux contrat signé par la filiale aux États-Unis d'un fleuron de la tech bien français : Cap Gemini. Un contrat de 4,8 millions de dollars pour fournir à ICE un service de skip tracing : là-aussi il s’agit de faire de l'analyse des données dans le but explicite de traquer une personne, en l'occurrence celles et ceux identifiés par ICE comme des individus « expulsables ». France 2 a poursuivi l'enquête et montré que ce contrat prévoit une clause de résultat : autrement dit, plus Cap Gemini contribuera à faire expulser des migrants, plus elle sera rémunérée, le montant pouvant monter jusqu'à 365 millions de dollars. Embarrassé, le patron de Cap Gemini a déclaré dimanche que le conseil d'administration du groupe allait « examiner » ce contrat. Sur le site web de Cap Gemini la page où l'entreprise mettait fièrement en avant sa collaboration avec ICE depuis 2007 a été supprimée peu de temps auparavant.
  • Quel avenir économique pour la télévision face à YouTube et Netflix

    26.01.2026
    La télévision fête, ce lundi 26 janvier 2026, ses 100 ans. Longtemps média dominant, à la fois industriel, publicitaire et culturel, elle a vu son modèle économique profondément bouleversé. Concurrence des plates-formes, fragmentation des audiences, bascule de la publicité vers le numérique : à l’heure de son centenaire, la télévision n’est plus hégémonique. Elle tente désormais de se réinventer pour rester dans la course.
    Pendant des décennies, l’économie de la télévision a reposé sur une mécanique simple et efficace. D’un côté, des chaînes qui programment des contenus à heure fixe. De l’autre, des millions de téléspectateurs réunis simultanément devant leur écran. Et au milieu : la publicité. Plus l’audience était large, plus les espaces publicitaires pouvaient être vendus cher. C’est ce principe qui a fait la puissance financière des grandes chaînes privées et qui a permis à la télévision de s’imposer comme le média dominant du XXe siècle.
    Mais ce modèle, qui a longtemps semblé solide, s’est progressivement fissuré. La télévision a perdu ce qui faisait sa force économique : la rareté.
    La fin de la rareté et la fragmentation des audiences
    Aujourd’hui, l’offre de formats est devenue infinie. Séries, vidéos, podcasts, réseaux sociaux, le choix est illimité, tandis que le temps d’attention, ressource clé du secteur, se réduit. Résultat, l’offre s’est diversifiée et la demande s’est dispersée. On ne regarde plus la télévision en tant que telle, on regarde des contenus. Les usages ont changé. Le public consulte désormais ce qu’il veut, quand il veut, où il veut, sur son téléphone ou son ordinateur – parfois même, ironie du sort, sur son téléviseur.
    Cette fragmentation a un impact économique majeur. Une audience éclatée, c’est une publicité moins puissante. Or, la publicité reste le cœur du modèle économique de la télévision. Elle existe toujours, mais elle rapporte moins. Dans le même temps, les investissements publicitaires se sont massivement dirigés vers le numérique et les plates-formes. Pour certaines marques, il est aujourd’hui plus rentable d’acheter un écran publicitaire sur YouTube, Netflix ou Amazon Prime qu’à une heure de grande écoute sur TF1, CBS ou Sky News.
    Plates-formes, YouTube et adaptation des chaînes
    Dans ce nouveau paysage, YouTube s’impose comme le principal concurrent de la télévision. La plate-forme est devenue un géant de la consommation audiovisuelle. On y regarde des formats longs, des émissions, des mini-séries, de l’information ou du sport – exactement comme à la télévision. YouTube capte à la fois le temps d’écran et le marché publicitaire. Preuve de son influence grandissante, la prestigieuse cérémonie des Oscars sera, à partir de 2029, exclusivement diffusée sur la plate-forme. Un choix symbolique, révélateur du recul de la télévision classique dans l’économie de l’attention.
    Face à cette concurrence, la télévision est souvent décrite comme un média qui meurt à petit feu. Média de masse, elle souffre lorsque la masse ne suit plus, notamment sur le terrain publicitaire. Là où la télévision propose une publicité elle aussi de masse, les plates-formes offrent un ciblage précis en fonction des profils des utilisateurs. Pour s’adapter, les chaînes développent leurs propres plates-formes, proposent des contenus inédits en complément de leurs programmes traditionnels et diversifient leurs sources de revenus.
    Cent ans après la première télévision, le média est devenu hybride. Il se réinvente à travers un mélange de diffusion classique, de streaming, de publicités plus ciblées, d’abonnements et de partenariats. La télévision n’est pas morte, mais son adaptation à son époque est complexe et se fait non sans peine.
  • «Dry January»: le marché mondial de l’alcool face à un tournant économique historique

    23.01.2026
    Souvent perçu comme un secteur stable et résilient, le marché mondial de l’alcool traverse aujourd’hui une phase de ralentissement inédite. Derrière l’effet saisonnier du dry january se dessine en réalité un changement de cycle plus profond, marqué par une baisse durable de la consommation, des stocks records et une remise en question du modèle économique de toute une filière.
    On parle rarement de l’alcool comme d’un pilier de l’économie mondiale. Pourtant, le secteur pèse lourd : le marché mondial de l’alcool est aujourd’hui estimé autour de 1 700 milliards de dollars. Un poids économique comparable à celui de grandes industries comme l’automobile ou les télécommunications. Si le sujet revient sur le devant de l’actualité en ce mois de janvier, c’est d’abord en raison du dry january, ce mois sans alcool durant lequel les ventes atteignent traditionnellement leur point bas. Mais cette fois, le creux saisonnier masque une réalité plus préoccupante.
    Pour la première fois depuis des décennies, l’industrie mondiale de l’alcool montre des signes clairs d’essoufflement sur le long terme. Le ralentissement ne touche plus seulement la consommation ou les ventes : il affecte désormais directement la production. Pendant longtemps, l’alcool a été considéré comme un marché refuge, capable de résister aux crises économiques, porté par la croissance démographique, la mondialisation et la hausse du niveau de vie. Or cette dynamique semble aujourd’hui se gripper, voire toucher à sa fin.
    À lire aussi«Dry January»: le mois de «janvier sans alcool» peut aussi faire les affaires des producteurs d'alcool
    Surproduction et stocks records : un déséquilibre croissant
    Concrètement, les grands groupes mondiaux du secteur font face à une situation délicate. Les volumes stagnent ou reculent, les stocks explosent, et surtout, la demande ne suit plus les capacités de production. Selon des chiffres compilés par le Financial Times, cinq des plus grands producteurs d’alcool cotés en Bourse détiennent à eux seuls près de 22 milliards de dollars de spiritueux en stock. Un niveau inédit depuis plus de dix ans. Autrement dit, l’alcool est devenu trop abondant pour un monde qui boit moins. Et ce déséquilibre a un coût direct pour les entreprises productrices : immobilisation de capital, pression sur les marges et ajustements industriels à venir.
    Une baisse de la consommation durable et mondiale
    Le dry january illustre une tendance plus large. L’abstinence temporaire s’inscrit désormais dans des trajectoires de consommation de long terme. En France, par exemple, les ventes d’alcool en restauration chutent de plus de 20% en janvier, et surtout, elles ne retrouvent pas leur niveau antérieur les mois suivants. Année après année, la consommation recule mécaniquement. Et le phénomène dépasse largement le cadre franco-européen. Aux États-Unis, premier marché mondial des spiritueux, les ventes de vin reculent tandis que la bière stagne. En Asie, les jeunes générations consomment moins d’alcool que leurs aînés. Résultat : les prévisions très optimistes formulées il y a une dizaine d’années, qui misaient sur l’essor des classes moyennes consommatrices, ne se réalisent pas.
    Ce changement de cycle s’explique par plusieurs facteurs. La santé est devenue une variable économique à part entière : les consommateurs intègrent de plus en plus le coût sanitaire dans leurs décisions d’achat. Le pouvoir d’achat joue également un rôle clé : dans un contexte inflationniste, l’alcool — souvent premium — devient une dépense arbitrable. Enfin, le changement générationnel est déterminant : les moins de 35 ans boivent moins que leurs parents et sortent différemment.
    Vers un « pic » de la consommation mondiale d’alcool ?
    La question se pose désormais ouvertement : le pic historique de la consommation mondiale d’alcool a-t-il été atteint ? Il ne s’agit pas de la fin de l’alcool, mais, à l’image du pétrole ou du tabac, le marché pourrait entrer dans une phase longue de stagnation, voire de déclin lent. Pour le secteur, le défi est majeur. Dans les années à venir, il devra s’adapter à un monde où l’alcool n’est plus un produit central de la sociabilité, mais une consommation plus occasionnelle.
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  • Groenland: la dette américaine, l'arme financière qui inquiète Donald Trump

    22.01.2026
    Nouveau revirement de Donald Trump sur le Groenland et les relations commerciales avec l’Europe. Alors que le président américain évoque désormais un possible accord avec l’Otan, les Européens maintiennent leur réunion de crise. En toile de fond, un levier discret mais stratégique s’impose dans le débat : les bons du Trésor américains, au cœur de la dette des États-Unis et du rapport de force financier mondial.
    Le sujet peut sembler obscur, presque réservé aux spécialistes de la finance. Pourtant, le mécanisme est relativement simple à comprendre. Un bon du Trésor américain est tout simplement une dette. Lorsque les États-Unis ont besoin d’argent pour financer leur budget, ils empruntent. Comme tous les États, ils ne passent pas par une banque classique, mais par les marchés financiers. Ils émettent des titres financiers que les investisseurs achètent à l’unité.
    En achetant un bon du Trésor, un investisseur prête de l’argent à Washington. En échange, l’État américain s’engage à deux choses : rembourser le capital à une date précise et verser des intérêts. Ces titres existent à court, moyen et long terme. Les plus connus sont ceux à 10 ans et à 30 ans. Ces bons du Trésor sont considérés comme les plus sûrs au monde. Une réputation qui s’explique par un fait simple : les États-Unis n’ont jamais fait défaut sur leur dette. Résultat, ces titres sont devenus le pilier du système financier mondial. Si Washington en a autant besoin, c’est parce que le pays vit à crédit. Pour continuer de fonctionner, le Trésor américain emprunte sans cesse, à la fois pour rembourser les anciens bons arrivant à échéance et pour financer de nouvelles dépenses.
    À lire aussiCoercition économique: l’arme de l’Union européenne face aux menaces commerciales de Trump
    L’Europe, premier créancier des États-Unis, dispose-t-elle d’un levier de pression ?
    C’est ici que le sujet devient stratégique. Environ 30% de la dette américaine est détenue par des investisseurs étrangers. Cette dépendance rend l’économie américaine vulnérable à des évolutions de confiance sur les marchés. Et contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la Chine mais bien l’Europe qui est aujourd’hui le premier créancier international des États-Unis. Cette dette n’est pas seulement détenue par les États européens, mais aussi par des fonds de pension, des assureurs, des banques et des fonds souverains.
    Pourquoi est-ce un moyen de pression potentiel sur Washington ? Parce que le fonctionnement des bons du Trésor est mécanique. Lorsque le prix de ces obligations baisse, notamment parce qu’un grand nombre d’entre elles est vendu, les taux d’intérêt augmentent. Concrètement, si les Européens se séparaient massivement de leurs bons du Trésor, les États-Unis devraient emprunter à des taux plus élevés. Le coût de la dette augmenterait, ce qui pèserait sur la santé économique du pays.
    Crainte d'escalade financière
    Mais cette option est loin d’être simple à mettre en œuvre. Une grande partie des bons du Trésor est détenue par des acteurs privés, totalement libres de gérer leurs portefeuilles. Les États européens ne peuvent pas les forcer à vendre du jour au lendemain. De plus, une telle stratégie provoquerait une escalade financière : tensions sur les marchés, volatilité accrue, risques d’instabilité du dollar. C’est pourquoi de nombreux observateurs restent prudents.
    Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, adopte, lui aussi, un ton mesuré. Il a même mis en garde l’Europe, l’appelant à éviter, selon ses mots, « un réflexe de colère » sur le dossier du Groenland. Ce qu’il faut retenir, cependant, c’est ailleurs. Même si cette option n’est pas choisie, le simple fait qu’elle soit évoquée marque un tournant. La finance, longtemps cantonnée à un rôle technique, devient progressivement un instrument de rapport de force géopolitique. Et désormais, l’Europe aussi commence à envisager ce levier.
  • Comment Donald Trump impose l’américanisation du Forum économique mondial de Davos

    21.01.2026
    Réunis cette semaine dans la station suisse de Davos, dirigeants politiques et économiques assistent à une édition très particulière du Forum économique mondial. La venue de Donald Trump, attendu, ce mercredi 21 janvier, pour une prise de parole, dépasse largement le cadre protocolaire. Elle illustre un basculement plus profond des équilibres économiques et géopolitiques mondiaux.
    Comme tous les ans, c'est au cœur des Alpes suisses, dans le petit village de Davos, que se pressent les grands patrons, les banquiers de la planète, mais aussi et surtout de nombreux chefs d’État. L’événement le plus attendu reste la prise de parole de Donald Trump. Le président américain ne vient pas à Davos par hasard. Le Forum n’est pas pour lui un terrain neutre, mais une scène mondiale. Une tribune qui lui permet de s’adresser à trois publics à la fois. D’abord à son électorat. À moins d’un an des élections de mi-mandat, chaque mot est soigneusement calibré. Davos devient ainsi une extension de la campagne, et une démonstration assumée de la domination américaine sur l’économie mondiale.
    Un message clair aux élites économiques et aux partenaires des États-Unis
    Le deuxième public visé par Donald Trump, ce sont les élites économiques. Aux dirigeants d’entreprises et aux investisseurs, le président américain parle croissance, investissements, dérégulation, énergie bon marché et fiscalité attractive. Le message est simple : investir aux États-Unis ou perdre l’accès au premier marché mondial.
    Mais le discours s’adresse aussi aux partenaires, aux alliés comme aux adversaires. Et sur ce terrain, les États-Unis veulent frapper fort. Il suffit d’observer la taille de leur délégation à Davos pour s’en convaincre. C’est la plus importante, la plus visible, la plus structurée. Au cœur de la station, les Américains ont même investi une ancienne église, transformée en pavillon « made in USA », financé par les grandes entreprises du pays. L’objectif est clair : afficher la puissance américaine et montrer que ce sont désormais les États-Unis qui donnent le tempo et dictent les grands thèmes des discussions. Le symbole est fort, et loin d’être anecdotique.
    Du dialogue au rapport de force : un basculement assumé
    Car Davos reste avant tout un lieu de rencontres entre financiers et argentiers de la planète, censé permettre de réfléchir collectivement à l’avenir. Or, cette année, les discussions gravitent autour de sujets brûlants : droits de douane, pressions sur l’Otan, tensions commerciales, velléités américaines sur le Groenland et capacité – ou non – des Européens à y répondre. Donald Trump arrive avec un discours parfaitement assumé : l’accès au marché américain a un prix, la sécurité fournie par les États-Unis a un coût, et surtout, les alliances ne sont plus gratuites. Désormais, tout se monnaie. Finis les compromis, place aux transactions.
    Cette posture inquiète de nombreux participants, alors même que l’ambition historique du Forum économique mondial est de favoriser une gouvernance économique collective. Ce qui se joue à Davos dépasse donc largement une simple séquence diplomatique : il s’agit d’une redéfinition des règles du jeu économique mondial. En laissant une seule puissance occuper pratiquement tout l’espace, le Forum révèle l’affaiblissement des contrepoids européens. On s’éloigne de la construction du consensus pour se rapprocher d’une illustration des déséquilibres mondiaux actuels.
    Ironie du sort, le thème de cette édition est « l’esprit de dialogue ». Sur le fond, les échanges s’annoncent intenses. Sur la forme, le dialogue sera évidemment en anglais, mais cette année, à Davos, il faudra surtout parler américain, et surtout trumpien.
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Aujourd'hui l'économie, présenté par Stéphane Geneste, vous propose un rendez-vous quotidien pour décrypter un fait marquant de l'actualité économique, du lundi au vendredi à 06h16 TU, toutes cibles.
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