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RFI - Reportage Afrique

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  • Maisons écoresponsables: la voûte nubienne, une construction traditionnelle du Burkina Faso [4/4]
    Le prix Pritzker, l'un des prix d'architecture le plus prestigieux au monde, a mis en lumière cette année les constructions écoresponsables de l'architecte germano-burkinabè Diébédo Francis Kéré. Encore relativement confidentiel, ce courant architectural fait de plus en plus d’émules sur le continent africain. Au Burkina Faso, une association a décidé de promouvoir la voûte nubienne pour faire face au problème de logements décents. De notre correspondant à Ouagadougou, En apparence, la voûte nubienne est comme toutes les autres maisons. Mais dans les détails, elle a une toiture en forme de coupole, surmontée d’une partie appelée contre-porte qui permet le ruissellement des eaux de pluies. « Vous allez voir que lorsque l’on va finir de construire cette partie que l’on appelle les murs porteurs, on va aussi construire une partie que l’on appelle les murs pignons et ce sont ces murs qui vont supporter la partie supérieure qui est la voute avec le contrefort, faites de briques épaisses et larges, explique Ismael Neya, membre de l’association Voûte nubienne au Burkina Faso. Lorsque qu’on les superpose les unes sur les autres, cela donne une autre épaisseur et c'est ça qui permet à la maison de résister aux intempéries. » Construit avec la terre et l’eau, sans bois, ni fer, ni tôles, l’habitat de type « voûte nubienne » demeure une solution au problème de logements décents pour des millions de personnes en milieu rural et urbain au Burkina Faso, selon Ismael Neya. « Pour une maison moderne qui va coûter 5 millions de francs CFA, si vous construisez une voûte nubienne, vous pouvez économiser environ entre 40 à 50% de votre budget. » Choisi par les Nations unies pour loger les réfugiés Offrant plus d’avantages aux populations, la voûte nubienne a été choisie par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour abriter les personnes déplacées internes suite au terrorisme. Une voûte nubienne peut accueillir sept personnes, mais avec la saison des pluies, ce chiffre pourrait augmenter, selon Meliké Trigg, administratrice chargée des relations extérieures au bureau du HCR à Ouagadougou : « On s’est tourné vers une solution innovante d’abri plus durable, mais aussi mieux adapté aux conditions climatiques du Sahel. Avec les murs épais de ces voûtes nubiennes, cela permet de garder la fraicheur pendant les journées chaudes et une certaine chaleur pendant les mois les plus froids de l’année. » Le suivi et l’entretien de ces habitats sont assurés par les utilisateurs eux-mêmes. Des membres de chaque famille bénéficiaire sont encadrés dans ce sens pendant une vingtaine de jours selon les techniciens. On peut construire la voûte nubienne avec la terre ou le sable et du ciment, et y installer toute catégorie de meubles, selon les spécialistes.
    8/11/2022
    2:24
  • Maisons écoresponsables: à quoi ressemble la maison de demain en Côte d'Ivoire [3/4]
    Le prix Pritzker, l'un des prix d'architecture le plus prestigieux au monde, a mis en lumière cette année les constructions écoresponsables de l'architecte germano-burkinabé Diébédo Francis Kéré. Encore relativement confidentiel, ce courant architectural fait de plus en plus d’émules sur le continent africain. Des projets de logements écoresponsables, il y en a peu en Côte d’Ivoire.  Les architectes Koffi et Diabaté, architectes stars d’Abidjan, sont parmi les rares à développer des projets durables sur le plan de la vie quotidienne, des services et de la gouvernance. À Abata, village dans l’est d’Abidjan, une cité pas comme les autres sort de terre. Un écoquartier en bord de lagune dont on aperçoit pour le moment seulement les fondations. Le lieu doit accueillir 226 logements, des bureaux, des commerces et des espaces de loisirs.
    8/10/2022
    2:15
  • Afrique du Sud: le peuple Basotho fête le nouvel an
    Ce peuple qui vit entre le Lesotho et l'Afrique du Sud célèbre son passage à la nouvelle année tous les 1er août, sans se soucier du calendrier grégorien. Pour les Basotho, la nouvelle année correspond aux derniers jours de l'hiver austral, synonyme de retour à la vie et aux champs. Une grande fête avait lieu ce samedi 6 août, organisée par la province du Free State. Les autorités régionales en profitent pour promouvoir la culture basotho à travers une journée de festivités qui avait été mise entre parenthèses par le Covid-19 ces dernières années. Avec notre correspondant en Afrique du Sud, Chapeaux et couvertures traditionnelles, parures et accessoires... Les milliers de participants se sont mis sur leur 31, façon Basotho. Elizabeth Mokoena, 67 ans, est joyeuse comme jamais. Cette fête, elle l'attendait depuis longtemps : « On est très heureux d'être ici et de célébrer l'année Basotho, parce qu'on en a été empêché par le coronavirus, on est très content de revoir des gens et différentes cultures. » Ce nouvel an met en valeur les différentes cultures, en bonne cohabitation, ajoute Nthabiseng Mokoena, la petite-fille d'Elizabeth : « On dit toujours à nos enfants qu'il faut conserver nos cultures. Il faut voir de la diversité, pas seulement les Basotho, c'est un mélange. » Les différentes traditions s'expriment à travers des chants, des danses et des représentations. Mais ce qui les unit, c'est le rapport ancestral à la terre. La fin de l'hiver austral approche et il est donc temps de retourner au champ, confirme Donald Motloung qui a déjà préparé son jardin. La saison estivale a été très pluvieuse, et les récoltes devraient être bonnes, anticipe Donald. Peut-on lui souhaiter autre chose pour cette nouvelle année ? « Du travail ! Si vous pouviez me souhaiter de trouver du travail, je serais content. En ce moment, je reste à la maison, je n'ai rien à faire, ce n'est pas facile. Donc si vous pouvez prier pour que j'obtienne un emploi, je serais heureux. » Travail de la terre En célébrant le retour des plantations, le nouvel an basotho rappelle l'importance du travail de la terre pour les populations les plus pauvres, souligne Mmasi Mosikatsana, assistante de direction au village culturel Basotho : « Il y a des gens dans les environs qui sont très pauvres donc on leur dit qu'ils peuvent vivre des légumes plutôt que de chercher de l'argent pour en acheter. Il faut qu'ils essaient d'en planter chez eux. » Des enfants tiennent des pancartes avec le nom de légumes écrits en sotho et en anglais. Faire apprendre et aimer les légumes aux enfants, c'est aussi une bonne façon de commencer l'année.
    8/10/2022
    2:13
  • Maisons écoresponsables: en Afrique du Sud, les tiny houses ont le vent en poupe [2/4]
    Le prix Pritzker, l'un des prix d'architecture le plus prestigieux au monde, a mis en lumière cette année les constructions écoresponsables de l'architecte germano-burkinabé Diébédo Francis Kéré. Encore relativement confidentiel, ce courant architectural fait de plus en plus d’émules sur le continent africain. Comme en Afrique du Sud, où le concept des tiny homes, les micro-maisons, gagne de plus en plus d'adeptes.  Avec notre correspondant à Johannesburg, « Vivons mieux, vivons petit ! » Les tiny homes, ce sont de toutes petites maisons, respectueuses de l'environnement, souvent d'une seule pièce ou deux, parfois indépendantes du réseau électrique et des eaux usées. À Kyalami, au nord de Johannesburg, la propriétaire Sarah Davies en a mis en location sur son terrain. Accompagnée de son mari, Sarah nous fait visiter une tiny home « Dans ces petites maisons, le moindre espace doit être utilisé », explique-t-elle. Un retour à ses racines, dans des maisonnettes de 12, 20, 27 mètres carrées. Il faut apprendre à vivre dans cet espace restreint. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Sarah nous fait maintenant visiter la tiny house occupée par un locataire qui n'a pas vraiment saisi l'esprit du lieu. « Tu vois, c’est le bordel, s'agace Sarah. On passe beaucoup de temps à faire un truc bien. Et puis il y a des gens qui n’ont pas les mêmes valeurs ! » Sarah et son mari ont découvert le concept des tiny houses chez un ami aux États-Unis. De retour de voyage, ils voulaient d'abord se lancer dans la construction et la vente de ces maisons, avant de préférer en mettre trois en location dans leur jardin. Mais des promoteurs se lancent sur ce marché florissant comme Yulande Rox installée dans la province du Cap Occidental. Elle a créé Tiny Home Africa juin 2021, et depuis, c'est un vrai succès. « Je reçois tellement d'appels, d'emails, de messages sur les réseaux sociaux chaque semaine, de gens qui veulent savoir comment faire pour vivre dans une maisonnette. Quand on parle de maisonnettes, ça ne veut pas dire qu'elles sont bon marché. Il y a une grande différence entre quelque chose qui est petit, et quelque chose qui est petit et luxueux pour une raison bien précise. » Le prix des tiny homes proposées par Yulande varie entre 30 000 et 35 000 euros. Ça coûte cher de se mettre au vert !
    8/9/2022
    2:15
  • Maisons éco-responsables [1/4]: Au Sénégal, le pari de la construction bioclimatique
    Le Pritzker Prize 2022 (l'un des prix d'architecture les plus prestigieux au monde) a mis en lumière les constructions écoresponsables de l'architecte germano-burkinabé Diébédo Francis Kéré. Un courant architectural encore relativement confidentiel, mais qui fait de plus en plus d’émules sur le continent africain. Dans le cadre de la série de reportages consacrés justement aux constructions écoresponsables, nous allons ce matin au Sénégal, où le secteur du bâtiment est en plein essor, et la plupart des édifices sont réalisés en béton. Mais une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’architectes fait bouger les lignes. C’est le cas de la société Elementerre – qui produit des briques en terre – et de l’atelier Worofila, spécialisé en architecture bioclimatique. Reportage sur un projet commun dans le Sine Saloum, à environ 150 kilomètres au sud de Dakar.  De notre envoyée spéciale dans le Sine Saloum,  Au milieu d’un jardin verdoyant, une grande maison en brique de terre crue. Le chantier est presque terminé. C’est l’un des premiers projets du cabinet Worofila, cofondé par l’architecte Nzinga Bigué Mboup : « Les clients étaient très marqués par des références d'architecture traditionnelle, notamment au nord de l'Afrique, explique l'architecte. En termes de plans, la ventilation traversante est quelque chose qui était primordial pour nous. On se met dans la direction des vents dominants, donc on a des ouvertures de chaque côté des pièces, et la brique de terre comprimée crée de l'inertie thermique au niveau de l'enveloppe, notamment des murs extérieurs. » Depuis 2010, Elementerre est la spécialiste BTC, la brique en terre compressée. L’entreprise produit aussi des panneaux isolants en typha, une plante envahissante. « Sans avoir à dépenser de l'énergie, on peut produire des bâtiments qui sont très efficaces et qui sont très durables, explique Doudou Dème, son directeur. C'est ce qu'on a toujours fait, on n'est pas en train d'innover, on est juste en train de refaire ce que nos ancêtres avaient fait en utilisant des nouvelles technologies pour aller plus vite, pour avoir un peu plus de résistance. » Mais il y a encore des blocages : « Certains pensent que ce n'est pas un matériau moderne, et d'autres disent que c'est le béton qui est la solution » ► À lire aussi : Les low-tech : et si le progrès changeait de camp ? Pourtant, la demande est croissante. À l’usine Elementerre de Gandigal, sur la Petite Côte, un couple avec un projet de construction est venu se renseigner : « Je trouve qu'ici, il fait hyper chaud dans le bâtiment, et cette technique avec de l'air qui respire par les briques, ça peut faire baisser la température de quelques degrés, faire quelques économies d'énergie. C'est pour ça que nous sommes intéressés. » Le défi pour Nzinga Mboup et Doudou Dème est maintenant de passer à la vitesse supérieure : « C'est un bon début, mais au-delà de la maison individuelle, il faut qu'on passe à une plus grande échelle et qu'on réfléchisse réellement à créer des quartiers écoresponsables parce qu'au-delà de ce qu'une maison peut faire, il y a les égouts, il faut qu'on pense aussi au végétal », affirme le premier.  « On est dans la phase où il faut qu'on travaille à former les entreprises à appréhender ces matériaux, et à construire avec ces matériaux, poursuit le second. On a un manque d'entreprises qualifiées capables de répondre à la demande. » Un retour à la terre comme alternative pour l’avenir.
    8/8/2022
    2:23

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