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RFI - Chronique des médias

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  • La couverture déclinante de la guerre en Ukraine
    La guerre en Ukraine passe peu à peu au second plan par rapport au Covid, tout au moins dans les médias français. Une étude d’un organisme de veille médiatique, Aday, a quantifié le nombre de références à la guerre en Ukraine dans 3 000 titres de presse et 397 radios et télévisions en France. Et si bien sûr, cette guerre a atteint un pic avec 137 500 citations dans la semaine qui a suivi l’invasion, le 24 février, ce traitement ne cesse de décroître : il est aujourd’hui quatre fois moins important qu’au début du conflit. Et depuis la deuxième quinzaine de juin, la résurgence du Covid en France a fait qu’on parle davantage de la pandémie que de la guerre en Ukraine dans les médias français. Et pourtant, comme le note l’étude, la guerre en Ukraine a plusieurs facettes. Ce ne sont pas seulement les combats, ce sont aussi les enjeux géopolitiques, économiques, énergétiques avec les conséquences de cette guerre sur l’inflation et la consommation. Conflit européen aux répercussions mondiales La ministre indonésienne des Affaires étrangères, Retno Marsudi, l’a précisé vendredi à Bali devant ses homologues du G20 : la guerre en Ukraine n’est pas seulement un conflit européen, elle a aussi des répercussions dont les effets se font sentir dans le monde entier, « sur l’alimentation, l’énergie, les budgets, dit-elle, et comme toujours les pays pauvres ou en développement sont les plus touchés ». Cette guerre peut donc être traitée sous le prisme des opérations militaires, des bombardements ou des massacres. Mais les rédactions ne couvrent plus désormais les combats avec la même assiduité et elles ne peuvent pas ignorer que la guerre, c’est déjà plus que la guerre. Car l’invasion de l’Ukraine est à l’origine de crises qui font aussi l’actualité du monde : crise du blé, des hydrocarbures, des dettes souveraines, inflation, crise migratoire et j’en passe. Plus le conflit s’étire dans le temps, moins il sera au centre des préoccupations Face au G20 qui s’annonce pour l’automne, le risque est maintenant que la relation à la Russie soit normalisée peu à peu. Pour l’instant, les ministres européens évitent de croiser Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. Mais le Kremlin sait bien que le temps joue pour lui. Plus le conflit s’étire dans le temps, moins il sera au centre des préoccupations ; ou comme dit un cabinet américain, Recorded Future, plus la guerre va durer, plus il y aura « érosion du soutien à la coalition occidentale, provoquée par la lassitude de la guerre et le peu d’enthousiasme pour subir des effets économiques ». Pour lui, l’appareil d’influence russe cherche désormais à exploiter les divisions à venir au sein des opinions publiques européennes. Les médias devront alors rappeler que la crise est la conséquence de l’invasion plus que des sanctions.
    7/8/2022
    2:27
  • Un faux contre les députés Garrido et Corbière est devenu l’affaire «Le Point»
    Retour sur le scandale qui a mis en cause l’hebdomadaire Le Point, et qui débouche sur un volet judiciaire après l’ouverture d’une enquête pour escroquerie suite à une plainte des députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière. Cela fait une semaine que cette affaire est sortie et on commence à comprendre un peu mieux ce qu’il s’est passé mais aussi les manquements du Point. Pour rappel, tout est parti d’un article sur le site de l’hebdomadaire qui a été démenti par le couple de députés de Seine-Saint Denis accusé d’employer une femme de ménage sans papiers, de la traiter mal et d’avoir un pied à terre à Paris pour y scolariser un de ses enfants. « Tout est faux », avait alors protesté le couple, et dès le lendemain l’article était retiré du site, ce qui est très rare. Depuis lors, l’auteur de l’article, Aziz Zemouri, a été mis à pied, son licenciement a été demandé par les deux députés, et il va sans doute se produire. Quant à la direction du Point, elle s’est lancée dans une grande enquête sur ce qu’elle appelle un « enfumage externe ». Comprenez : une machination ourdie contre le couple de députés qui a déposé plainte pour escroquerie. Selon leur avocat, il apparaît qu’il y a eu fabrication de faux échanges par SMS entre Raquel Garrido et la supposée femme de ménage, que l’on a intoxiqué le journaliste Aziz Zemouri et que tout cela a été fait pour le bénéfice d’un tiers. Mardi, le journaliste a déposé plainte contre l'ex-député UDI Jean-Christophe Lagarde, battu aux élections législatives par Raquel Garrido, et un policier détaché auprès son épouse, maire de Drancy. Un tweet rendu public montre que Jean-Christophe Lagarde s’attendait à ce que l’affaire sorte avant le deuxième tour des législatives. Ce qui aurait peut-être empêché la députée de l’emporter. Manque de vérifications suffisantes Mais voilà que la rédaction en chef du magazine, qui devait faire un écho sur cette affaire avant l’élection, n’en a pas voulu faute de vérifications suffisantes. Et c’est donc assez curieusement sur le web que l’article a été publié la semaine suivante en contravention avec pas mal de règles de la profession. Le journaliste n’a jamais rencontré physiquement la supposée femme de ménage, il n’a pas recueilli la parole des députés incriminés avant publication, il s’est empressé de faire monter ses infos sur les réseaux sociaux pour créer de l’audience. Pourtant, ce journaliste n’était pas sûr, il avait été plusieurs fois condamné pour diffamation. Cela aurait dû inciter à la prudence Etienne Gernelle, le directeur du Point, qui parle de « faux grossier » à propos des pseudos-échanges par SMS. Mais c’est un peu comme si la vérité du web ou des réseaux sociaux n’était pas la vérité exigeante du papier. La direction, qui veut faire la lumière sur cette histoire en se référant au New York Times ou à l’AFP, ne pourra faire l’économie d’une question : où et quand a-t-elle failli ?
    7/1/2022
    2:40
  • Le retour de la BBC à la française
    Les syndicats CGT, CFDT, FO et SNJ ont appelé à faire grève et à manifester dans l’audiovisuel public, mardi 28 juin, pour protester contre la suppression de la redevance et depuis peu contre un projet de fusion de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde. Il faut en effet distinguer la suppression de la redevance qui a été annoncée par Emmanuel Macron avant l’élection présidentielle, et qui sera menée tout prochainement, et un plus hypothétique projet de fusion dans l’audiovisuel public. Sur ce projet, qui a été exposé par les sénateurs LR Roger Karoutchi et Jean-Raymond Hugonet dans un récent rapport, l’idée est de reprendre le vieux serpent de mer d’une « BBC à la française » en fusionnant Radio France, France Télévisions, France Médias Monde — donc RFI, France 24 et Monte Carlo Douliya — et l’Institut national de l’audiovisuel. L’idée est de regrouper l’ensemble des rédactions du service public dans une « structure unique » ou encore de développer un « grand média public territorial », en fusionnant la chaîne France 3 et les radios France Bleu sous le nom de France Médias Régions. Contre un projet de fusion  Alors, si les appels à la grève de l’intersyndicale de France Télévisions ou de France Médias Monde visent la suppression de la redevance, le syndicat national des journalistes de Radio France se dresse lui contre le projet de fusion. Un projet qui ne semble pas du tout exclu par la nouvelle ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak. Et ce d’autant qu’il ne sera pas difficile sur ce sujet d’obtenir une majorité avec LR. « Ce débat aura lieu, a-t-elle déclaré mardi au Parisien. Nous discutons de l’organisation. Et nous verrons si cela doit se faire par une fusion ou par des modalités plus souples permettant de développer les synergies ». Il n’est plus seulement question de discuter de financement pluriannuel ou même de garanties pour éviter les baisses de crédits. Il s’agit de voir quelle sera l’organisation commune à tout l’audiovisuel public, à l’exception d’Arte et de TV5 qui dépendent de traités internationaux. Les limites d'une fusion C’est vrai que la BBC, même si elle est un peu en crise, est un modèle attrayant, notamment pour avoir une offre commune, donc puissante, sur le numérique. Mais la patronne de Radio France, Sibyle Veil, y voit aussi des limites. Tout en étant favorable à plus de rapprochement entre France 3 et France Bleu, comme il y en a sur les matinales, elle rappelle dans Le Figaro que « ce n’est pas Radio France qui va aider France Télévisions à résister à Netflix, ni France Télévisions qui nous aiderait face à Spotify ». Et si le gouvernement cherche à rapprocher les entreprises pour faire des économies, ce n’est pas forcément un bon calcul puisqu’un conglomérat alignerait vers le haut les conventions sociales. Pour l’audiovisuel extérieur, enfin, il est difficile d’imaginer qu’un groupe unique serait davantage susceptible de préserver le développement de France 24 ou RFI qu’une présidence dédiée. Que pèse l’étranger face à aux priorités nationales ?
    6/24/2022
    2:31
  • L’Europe de la désinfox: publication d'un nouveau code de bonnes pratiques
    Le code des bonnes pratiques a été présenté cette semaine par la Commission européenne en matière de désinformation. Au moment où quatre dirigeants européens sont venus apporter leur soutien à l’Ukraine, jeudi à Kiev, la Commission européenne est parvenue à mettre au point un texte, un code de bonne conduite sur la désinformation, signé par 34 organisations. Ce sont à la fois des plateformes comme Google, Microsoft ou Twitch, des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou TikTok, des messageries comme WhatsApp, mais aussi des ONG comme Reporters sans frontières, des collectifs professionnels comme la Fédération mondiale des annonceurs ou encore des représentants des agences de publicité ou de fact-checking. L’idée est simple : il s’agit de souscrire à 44 engagements qui permettent de réserver les dépenses publicitaires en Europe aux acteurs du numérique qui respectent ce code de bonne conduite. Autrement dit, il s’agit d’assécher le juteux marché des infox qui pullulent à mesure que l’achat de publicité digitale s’automatise en allant chercher les audiences là où elles se trouvent. Limiter les effets de la désinformation en ligne Alors cela n’empêchera sans doute pas les organisations malveillantes de nuire. On l’a vu sur Twitter avec ce faux compte sans doute créé par la société Wagner attribuant aux soldats français un charnier à Gossi, au Mali. Il a fallu que l’armée française mène une contre-offensive dans ce qu’elle appelle la « guerre informationnelle », pour déjouer, images satellite, à l’appui une tentative de manipulation des mercenaires de la société russe.  Avec le nouveau texte européen, dont le réseau social russe Telegram n’est d’ailleurs pas signataire, les fausses informations dans le seul but de faire du clic seront moins exposées. Car les grandes plateformes savent qu’elles ont tout intérêt à assurer la réputation des marques, qui ne veulent pas avoisiner des infox. Des amendes jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaires Vera Jourova, la vice-présidente de la Commission européenne, se félicite d’une mesure « bien calibrée, sans censure » puisqu’on oriente le robinet publicitaire plutôt que d’intervenir sur les contenus. Et si les plateformes s’engagent, mais ne font rien - ou pas assez - comme cela a été le cas après une première charte en 2018 ?  Eh bien, c’est là que le nouveau Digital Services Act va se révéler utile puisqu’il permet de ponctionner de 6% de leur chiffre d’affaires les géants qui ne respectent pas leurs engagements européens. Le code vise à bannir les acteurs malveillants, à vérifier les campagnes, à évincer les sites douteux, à tarir les audiences artificielles obtenues par des fausses polémiques. Bref, à empêcher les pourvoyeurs d’infox de surfer sur les algorithmes. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, c’est aussi un peu une arme européenne.
    6/17/2022
    2:36
  • La vérité alternative des images russes
    Retour sur la propagande russe et ses conséquences en matière de désinformation ou de conditionnement de l’information sur la guerre en Ukraine. Un hommage a été rendu vendredi 10 juin à Paris à Frédéric Leclerc-Imhoff, ce journaliste travaillant pour BFMTV qui a été tué dans le Donbass par l’armée russe. Le même jour, une audience se tenait devant la Cour de justice de l’Union européenne pour contester l’interdiction de diffusion de Russia Today et Sputnik dans les 27 pays de l’Union. Entre ces deux événements, il y a toute la distance tragique qui sépare l’information de la propagande. Huitième journaliste à trouver la mort pendant la guerre en Ukraine, Frédéric Leclerc-Imhoff a été tué alors même qu’il s’efforçait de témoigner de la réalité des combats lors de l’évacuation de civils. Sa mort a d’ailleurs entraîné l’ouverture d’une enquête du Parquet national antiterroriste. À l’inverse, on peut se demander quel eut été le récit alternatif à la réalité propre à la chaîne RT France sur l’Ukraine. ► À lire aussi : La désinformation russe autour de la mort du journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff « Réalités parallèles » On en a une idée en suivant sur France 24 la chronique Vu de Russie d’Elena Volochine qui traduit les images des chaînes russes. On y voit des « réalités parallèles », dit-elle, comme un immense ruban noir et orange de Saint-Georges pour célébrer la victoire dans une rue de Marioupol, ville « libérée des néonazis ». On y voit aussi des bulldozers à l’œuvre pour reconstruire la cité, en grande partie rasée après 20 000 morts. « Jamais les Russes ne voient dans leurs médias de destructions et de morts causés par leur armée », explique Elena Volochine. Quant au théâtre de Marioupol, où 300 à 600 personnes ont été tuées, Russia 24 perçoit une manipulation du bataillon Azov retenant des civils en otages. Même le massacre de Boutcha ne serait qu’une mise en scène de combattants ukrainiens qui se seraient déguisés en soldats russes pour incriminer Moscou en fusillant des civils, selon la première chaîne. Guerre préventive contre l’Occident La commission d’enquête internationale établira les faits, mais aucune de ces allégations ne correspond à réalité observée sur le terrain. On voit donc bien qu’il y a un bourrage de crâne en Russie pour faire croire que l’Ukraine n’existe pas, que la Russie vient au secours des populations, qu’il s’agit de défendre la civilisation contre la décadence. Et comme la Douma a voté une loi prévoyant jusqu’à 15 ans de prison pour tout discrédit porté contre les forces armées, cette propagande tend de plus en plus à faire croire qu’une guerre préventive a lieu contre l’Occident pour défendre la patrie russe, même si officiellement on parle « d’opération militaire spéciale ». Bien sûr, RT comme Sputnik se font l’écho de cette position du Kremlin et c’est le fait même de relayer un discours niant à ce point la réalité qu’on a jugé à Bruxelles urgent d’interdire. À tort ou à raison.
    6/10/2022
    2:37

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