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  • Fiascos industriels: la cigarette (presque) sans fumée de RJ Reynolds
    Dans notre série consacrée aux échecs industriels, la Premier, la « cigarette sans fumée » lancée en 1988 par le fabricant américain RJ Reynolds. Quinze ans avant la cigarette électronique, la promesse était de créer une alternative à la cigarette classique. Mais le public n'a pas suivi et près d'un milliard de dollars mis sur la table par le groupe pour lancer le produit sont bel et bien partis en fumée. Dans le journal télévisé, un homme, l'air détendu, fume une cigarette. De sa bouche, au lieu d'une fumée épaisse, un léger nuage. Cet homme, c'est Dick Kampe, le directeur du développement chez RJ Reynolds. Il vient montrer la cigarette Premier, un produit présenté comme révolutionnaire. « Ça réduit considérablement les composants controversés qu'on trouve dans les cigarettes classiques. Il y a très peu de fumée, presque pas de cendres... » Contrairement à une cigarette conventionnelle, la Premier s'allume en brûlant une pièce de carbone qui entraîne le chauffage du tabac plutôt que sa combustion. Certes, cela fait moins de fumée, mais il y a un problème : le goût. « Ça avait le goût de pneu brûlé, de chou de Bruxelles, voire une odeur de pet... » Stacey Anderson est docteur en sciences sociales et comportementales à l'université de Californie : « Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Penelope Cohen, du département Marketing de RJ Reynolds, dans des documents internes. En plus de cela, ce n'était pas vraiment sans fumée. Ça ne répondait pas à la problématique de l'acceptation sociale. Enfin, le rituel de la cigarette était bouleversé. Elle ne restait pas allumée, il fallait sans cesse aspirer, beaucoup plus que la normale. Et en fin de compte, les équipes commerciales n'ont pas vraiment préparé le public à ce que le produit était vraiment ». Un produit contradictoire en 1988 RJ Reynolds, au moment du lancement de Premier, a dépensé près d'un milliard de dollars dans son développement et pour sa commercialisation. A-t-il été trop vite en besogne ? Robert Proctor, historien des sciences à la prestigieuse université de Stanford, connaît les pratiques des industriels du tabac comme sa poche. Il a épluché des milliers et des milliers de documents internes révélés au public en 1998, les « tobacco documents ». Dix ans avant cette date, nous rappelle l'historien, les industriels étaient déjà inquiets. « À la fin des années 1980, le "complot" des industriels était en difficulté. La communauté de la santé publique insistait sur le caractère mortel des cigarettes. Il y avait aussi la menace des régulateurs. Souvenez-vous, on est à la fin de l'administration Reagan et son administrateur de la santé publique, Charles Everett Koop, était farouchement anti-tabac. Il était convaincu par les arguments scientifiques qui démontraient que le tabagisme passif pouvaient causer des cancers. Donc l'industrie s'inquiétait de plus en plus en se disant que c'était peut-être le début de la fin. » À l'époque, en 1988, l'industrie ne reconnaissait pas encore à la cigarette le moindre effet sur la santé. Pas question d'abandonner la bonne vieille clope. Et pas question non plus de vendre Premier comme un produit plus sûr pour la santé. Une contradiction que nous éclaire Robert Proctor. « Quand ils ont inventé Premier, ils étaient pris à leur propre jeu. Ils ne pouvaient pas dire que c'était plus sûr. Ce serait sous-entendre que toutes les autres ne le sont pas. Ils ne pouvaient pas simplement dire que "c'est plus propre" ou "ça supprime certains composés controversés". Ils tournaient autour du pot. Et c'est d'ailleurs une des raisons de son échec commercial. On n'a jamais réussi à convaincre les consommateurs de l'acheter. On ne leur a jamais dit : "Écoutez, les cigarettes classiques vous rendent accro à vie avec de grandes chances de mourir d'un cancer, celles-ci sont plus sûres". Ils ne pouvaient pas le faire. Enfin, ils ne l'ont pas dit en tout cas. » Finalement, Premier restera sur le marché américain moins d'une année. Quelques années plus tard, le groupe RJ Reynolds lance Eclipse, un produit quasi similaire mais avec un meilleur goût et le soutien de scientifiques rémunérés pour en vanter la moindre toxicité et ainsi entretenir le doute. Piteux échec, la Premier a ouvert la voie à de nombreux produits vendus comme des alternatives à la cigarette. La cigarette électronique, aujourd'hui, en est le dernier avatar.
    8/16/2022
    3:55
  • Fiascos industriels: la «poire» de Renault
    Cette semaine, RFI vous propose de revenir sur ces projets industriels lancés avec enthousiasme et qui se sont révélés être des bides. De fausses bonnes idées présentées aujourd’hui comme des exemples à ne pas suivre… Ce lundi matin, retour sur une voiture pas comme les autres : la Renault 14, commercialisée en France en 1976, baptisée à l’époque la « poire » en raison de ses formes rondes. C’est cette comparaison malheureuse qui aurait détourné les potentiels acheteurs. Pourtant, la Renault 14 a connu son heure de gloire. Retour sur un échec commercial qui n’en est peut-être finalement pas un.
    8/15/2022
    4:20
  • Bénin: comment économiser l'énergie face à l'inflation
    C’est un phénomène mondial, depuis la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, les consommateurs sont confrontés à une hausse des prix de l’énergie. À Cotonou, le gaz, le charbon de bois et l'électricité coûtent cher. Et les consommateurs s’intéressent de plus en plus aux solutions économiques proposées par de jeunes entreprises. « Ce foyer que l’on a sous les yeux, c’est un foyer conçu pour les restaurateurs, explique Franck Zanhoundao, inventeur béninois. Et là, c'est la partie qui reçoit la marmite. Donc c’est le socle qui, quand vous déposez la marmite, ferme complètement le feu. De sorte que l’énergie qui est produite par la combustion des noix de palme est concentrée sur la marmite. Ça ne se dissipe pas. » Franck Zanhoundao et son jumeau Francis sont des inventeurs autodidactes. Dès 2011, ces deux trentenaires ont lancé un foyer domestique amélioré, à la fois écologique et économique en énergie : « Quand vous brûlez le gaz sous une marmite, vous chauffez à la fois la marmite et l’atmosphère aussi. Mais nos foyers ont une efficacité énergétique sans précédent, permettant aux ménages de consommer très peu de combustible. » Et le combustible employé, ce sont les résidus de l’agriculture comme les coques de noix de palme. Ce choix remplace le gaz et surtout le charbon de bois. Ce qui a donné l’idée aux frères Zanhoundao de baptiser leur foyer Atingan : « Atingan, ça veut dire, "arbre sauvé". Le foyer permet de ne pas faire de pression sur la forêt. Et de se passer du bois pour faire la cuisine. » Au départ, les frères Zanhoundao ont fabriqué des foyers domestiques pour les ménagères. Trois mille exemplaires ont été vendus. Désormais, ils travaillent pour les collectivités, très demandeuses en ces temps de crise énergétique : « On fabrique des foyers pour les restaurateurs, et on est en train d’installer les cantines scolaires. Donc, nous avons conçu un foyer tout en inox, à trois feux. Un petit, un moyen et un gros. Mais tout est combiné en un bloc. Et on en a installé une trentaine. Celui-là par exemple vaut 380 000 francs CFA. Le plus grand modèle, pour les cantines scolaires, vaut 2,4 millions francs. Avec une garantie maintenance sur trois ans. » Des kits solaires individuels Fournir une énergie bon marché à ceux qui en sont privés, c’est la mission à laquelle se consacre Michel Batonon qui dirige une société de conception de kits solaires individuels. « Ici, vous êtes au niveau de l’unité de montage des kits, nous avons des dames qui font la soudure et préparent tous les composants qui entrent dans la fabrication des kits. Au départ, au cours de nos différentes missions sur le terrain, nous avons constaté que le problème de l’énergie reste crucial pour les foyers le plus démunis. Donc, nous avons commencé par imaginer des petits kits qui peuvent leur servir à sortir de la précarité socio-économique. C’est ce qui nous a poussé à fabriquer ces kits adaptés à leur besoin. Nous avons commencé en 2016. » Sa société, Bahaau Consulting, participe à un vaste programme d’installation de kits solaires domestiques, financé par le Millenium Challenge Account, la coopération américaine. Le but étant de fournir au total 33 000 kits solaires à ceux qui n’ont pas les moyens ou la possibilité d’acheter de l’électricité. ► À lire aussi : Le Bénin se rêve en hub numérique panafricain
    8/12/2022
    3:17
  • Turquie: vélo et transports en commun réhabilités face à la crise
    C’est un phénomène mondial qui n’épargne aucun pays et qui frappe durement les plus démunis : l’inflation entame le pouvoir d’achat de tous. En Turquie, elle bat des records historiques, atteignant 80% sur un an en juillet. Parmi toutes les catégories de produits, ce sont les transports qui ont le plus renchéri, avec une hausse annuelle des prix de 119%. Conséquence : de plus en plus de Turcs délaissent leur voiture. Ils lui préfèrent les transports en commun et, parfois, d’autres modes de déplacement. Dans une station-service du centre d’Istanbul, Bülent grogne en faisant le plein de son véhicule jaune. Ce chauffeur de taxi affiche un air exaspéré. Le prix de l’essence a encore augmenté. Depuis un an et demi, il a même triplé en Turquie : « Ça n’arrête pas, cette inflation ! Avant, le prix augmentait toutes les semaines. Maintenant, c’est toutes les 24 heures. » Évidemment, Bülent n’a pas le choix, il faut bien que le taxi roule. Alors les économies, il tente de les faire ailleurs, sur son véhicule personnel : « Ma voiture est toujours dans le rouge. Quand je vais à la station-service, je ne mets plus que quelques litres d’essence à la fois. J’essaye de rouler moins. Je n’ai plus les moyens ! Le carburant est devenu un luxe. » Bülent peste contre l’État, qui prélève plus de 25% de taxes pour chaque litre d’essence – un taux en hausse ces derniers mois. Mais le prix des carburants évolue surtout en fonction de celui du pétrole – dont les importations couvrent plus de 90% des besoins de la Turquie – et du cours de la livre par rapport au dollar, qui s’effondre depuis un an en raison des choix monétaires du gouvernement. ► À lire et écouter aussi : «Ça n’arrête pas, cette inflation !»: en Turquie, le prix du carburant explose Résultat : les Turcs apprennent à se passer de leur voiture. Dans un sondage Ipsos publié fin juillet, neuf automobilistes sur dix déclarent l’avoir moins utilisée ces derniers temps en raison de la hausse du prix des carburants. Plus de sept sur dix affirment aller au travail en transports en commun, alors qu’ils prenaient autrefois leur propre véhicule. C’est le choix qu’a fait Bekir, comptable dans une entreprise : « Avant, quatre jours sur cinq, je prenais la voiture. Maintenant, ma voiture dort devant chez moi. Si j’en ai absolument besoin, je prends tout juste assez d’essence pour le trajet. En fait, j’utilise ma voiture comme un taxi. Mais 90% du temps, je prends le bus. Ce n’est pas idéal, les bus sont bondés, je dois souvent attendre le prochain ou marcher jusqu’à un autre arrêt. Mais je fais des économies. Et je ne pense pas retrouver mes vieilles habitudes de sitôt. » Les transports en commun privilégiés À Istanbul, les statistiques de la mairie confirment les tendances des sondages. Entre juin 2021 et mai 2022, le nombre de voyageurs mensuel dans les transports en commun a bondi de 67%. Cela comprend les bus, les tramways, les bateaux ou encore les métros. Les Stambouliotes privilégient donc les transports municipaux, moins chers que la voiture, même si le coût de ces transports a lui-même beaucoup augmenté – de 36% en 2022. L’explosion du prix des carburants et l’inflation générale poussent aussi certains Turcs à vendre leur voiture. Et même, pour une petite partie d’entre eux, à renoncer à toute forme de véhicule motorisé. Adem, technicien vétérinaire, pédale une heure et demie chaque jour, aller-retour, entre son domicile et son lieu de travail : « Tout devenait trop cher, je ne m’en sortais plus, alors j’ai vendu ma voiture et j’ai acheté un vélo. Si je me déplaçais encore en voiture, ça me coûterait 2 000 livres par mois rien que pour l’essence. Là, c’est gratuit ! En plus, je n’ai plus les palpitations cardiaques que j’avais autrefois, j’ai perdu du poids, et je fume moins car je grillais 3 ou 4 cigarettes lors de mes trajets en voiture. Ma santé a gagné au change. » Son porte-monnaie, sa santé, mais pas forcément sa vie sociale. À cause de l’inflation, Adem confie ne plus pouvoir sortir avec ses amis, sans parler des vacances qu’il ne prendra pas cet été.
    8/11/2022
    3:28
  • France: anti.crise.fr, le paradis des promos pour contrer l’inflation
    ​​C’est un phénomène mondial qui n’épargne aucun pays et qui frappe durement les plus démunis : l’inflation entame le pouvoir d’achat de tous. Face à la flambée des prix, chacun a sa recette anti-crise. Reportage en France, où un couple d'anciens chômeurs a créé, il y a quelques années, anti-crise.fr, un site internet où sont recensées toutes les promotions et réductions possibles et imaginables pour faire des économies. Voir le site
    8/10/2022
    3:34

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