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  • Sénégal: comment lutter contre la mouche des fruits? (2/2)
    Originaire d’Asie, cette petite mouche reconnaissable par ses taches jaunes sur le thorax a d’abord été détectée en 2004 en Casamance, au sud du Sénégal, avant de continuer son invasion dans tout le pays – surtout de mai à octobre, saison chaude des pluies qui concorde avec la récolte des mangues. Une équipe de chercheurs du Cirad essaie de comprendre comment elle réapparaît chaque année, afin de trouver des solutions à ce fléau. Avec notre envoyée spéciale en Casamance Toutes les semaines, une équipe de chercheurs sillonne 28 vergers de la basse Casamance pour compter les mouches capturées dans des pièges, afin d’observer leur évolution au cours de l’année. Thierry Brévaut, chercheur du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) qui coordonne le projet, en prélève une soixantaine dans un flacon rempli d’alcool pour ensuite faire des analyses génétiques. « On va comparer des séquences d’ADN entre les différents vergers, explique-t-il. Ce qui va nous permettre de savoir comment se forment les populations de la mouche. Est-ce que ce sont des mouches qui viennent d’autres pays par le commerce des mangues, mais aussi par le vent. Et la troisième hypothèse, c’est qu'on a localement des populations à partir desquelles vont se reconstituer les populations de mouches. » L’objectif est surtout d’apporter des clés pour établir une nouvelle stratégie de lutte contre la mouche des fruits.  « Si on peut arriver à comprendre comment se reconstituent ces populations, on peut savoir sur quelle étendue géographique la lutte doit être mise en place, souligne Thierry Brévaut. Si les mouches viennent de très loin, ce sera sans doute une stratégie régionale qu’il faudra mettre en place. Peut-être qu’il faut lutter bien avant la saison des mangues, au moment où les populations sont très faibles. ». Le chercheur évoque la technique de l’insecte stérile, où des millions de mâles irradiés sont lâchés dans la nature afin de se reproduire avec des femelles – sans faire de descendance. Aider les producteurs à éradiquer la mouche Mais en attendant, Aliou Djiba, président de l’association des jeunes agriculteurs de Casamance AJAC Lukaal, appelle à davantage de soutien étatique : « L’État a trouvé les moyens de nous donner des produits qui ont vraiment donné des résultats probants, surtout les lâchers de guêpes. La lutte biologique a donné des résultats. Il faut quand même que l’État nous aide à vraiment intensifier cette lutte, qu’elle se généralise. Parce que le producteur n’a pas tellement de moyens. » Boubacar Seydi, président de la plateforme d’innovation de la filière mangue, milite pour une professionnalisation des vergers casamançais : « Dans les bonnes pratiques agricoles, on conseille aux paysans d’entretenir les vergers parce que la mouche se reproduit sur la mangue. C’est la raison pour laquelle on demande de tout ramasser, on fait de l’enfouissement. On nettoie tout le verger avec l’élagage, on traite. Mais le problème, c’est que nous n’avons pas une forme classique moderne de production de mangue. » Depuis 2015, la Cédéao tente d’harmoniser les méthodes de lutte de ce fléau au niveau sous-régional ► À écouter ou à lire : Sénégal: la mouche des fruits, fléau des producteurs de mangues (1/2)
    8/11/2022
    2:22
  • Sénégal: la mouche des fruits, fléau des producteurs de mangues (1/2)
    Les mangues sont en train d’être récoltées, surtout en Casamance, région au sud du Sénégal qui fournit 60% des 150 000 tonnes produites chaque année dans le pays. Mais les producteurs font face au fléau de la mouche des fruits, ravageur invasif qui fait pourrir les mangues et qui a un impact négatif sur leurs revenus.  Avec notre envoyée spéciale en Casamance Au pied des arbres vidés de leurs fruits, quelques mangues pourrissent à même le sol. La productrice Awa Sané a vendu sa récolte plus tôt que prévu, avant qu’elle ne soit attaquée par la mouche des fruits. « Quand il ne pleut pas, il n’y a pas de mouches. Mais quand il commence à pleuvoir, elles viennent et les mangues commencent à tomber. Beaucoup pourrissent, déplore la productrice. C’est pour cela que l’on a tout coupé. On a vendu ça. L’argent n’est pas favorable, mais on est obligé de vendre rapidement. » Dans le verger du village de Tionkesil qui fait vivre plusieurs familles, le producteur Idrissa Agnaba, estime les pertes à plus de 50% à cause de la mouche des fruits. « Ça nous fait perdre énormément d’argent. Quand la cueillette arrive, on ne prend que celles de bonne qualité, et les autres, on les jette. Il y a beaucoup de mangues qui sont tombées. On aurait pu les conserver, mais comme on n’a pas d’entreprises pour les transformer, la seule chose qu’on fait, c'est le cueillir pour les vendre, regrette le producteur. Le mieux c’est de vendre les mangues au kilo. C’est en cela que l’on se retrouve un tout petit peu. » Ali Ndoye est banabana, c’est-à-dire commerçant qui achète les mangues casamançaises pour les revendre sur les marchés de Dakar ou Touba. Il a réduit son prix d’achat pour amortir les pertes. « Nous aussi, nous sommes impactés par la mouche, car on achète les mangues et quand on arrive à Dakar tout est gâté, donc on a des pertes énormes, indique-t-il. Je commence à récolter en juin jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de mangues, avant l’invasion des mouches c’était jusqu’en décembre, mais maintenant, je dois arrêter plus tôt. » Mais le risque est encore plus grand pour les agriculteurs dont la production est exportée vers l’Union européenne. C'est le cas de Malick Coly. « Ça nous empêche d’avoir vraiment des revenus substantiels pour pouvoir vraiment gagner et vivre avec. Les mangues sont d’abord attaquées au niveau de l’arbre par les mouches, explique l’agriculteur. Parfois, quand on les cueille avant qu’elles ne mûrissent, il y a déjà des vers. Ça porte préjudice à ceux qui exportent les mangues en Europe. Dans un conteneur, découvrir une seule mangue pourrie, c’est vous qui payez pour la destruction. Parce que c’est rigoureux la surveillance des produits qui entrent. » En 2021, sur les 24 000 tonnes de mangues exportées, aucune cargaison casamançaise n’a été interceptée et seulement trois à l’échelle du pays, selon Boubacar Seydi, président de la plateforme d’innovation de la filière mangue.
    8/10/2022
    2:18
  • Cameroun: une base logistique opérationnelle pour le port de Kribi
    Au Cameroun, la cité balnéaire de Kribi s’est vu doter il y a quelques années du premier port en eau profonde du pays. Le port tarde néanmoins à donner la plénitude de son potentiel en raison d’une insuffisance de structure complémentaire. Le 8 juin dernier, le groupe Bolloré a inauguré une importante base logistique qui devrait optimiser l’exploitation de cette place portuaire. De sa fenêtre au premier étage du petit bâtiment administratif qui jouxte le gigantesque entrepôt de la Kribi Logistics Hub, Pierre Parfait Essola le chef section des opérations logistiques de ce nouvel entrepôt bâti par le groupe Bolloré ne perd rien des rotations des camions et autres engins destinés au déchargement des containers : « Actuellement, nous avons notre ristaquer qui est l’équipement de manutention mécanique des containers. » La cadence des opérations est soutenue dans cet entrepôt qui fonctionne 24h sur 24 et pour le groupe Bolloré, cet investissement était nécessaire, si ce n’est indispensable, pour renforcer l’attractivité de ce jeune port opérationnel depuis à peine quatre ans. Coût de l’investissement : 4 milliards de francs CFA dans la première phase, sur une superficie de 24 hectares. Selon Serge Agnero, directeur régional du groupe Bolloré transport et logistique dans le Golfe de Guinée, « la vocation de ce hub est d’être le fer-de-lance du complexe logistique et industriel de Kribi et de permettre aux industriels, mais aussi aux négociants camerounais, mais également des acteurs économiques de la sous-région d’exporter ou d’importer leurs marchandises dans les meilleures conditions. » En termes de volume des opérations traitées depuis la mise en service de ce hub logistique, le groupe affirme être passé quasiment du simple au double. « Dès le lancement de l’activité coton au niveau du terminal polyvalent, on a traité en moyenne 5 000 tonnes de coton, assure Pierre Parfait Essola, le chef section des opérations logistiques de ce nouvel entrepôt. Par contre, ici, au niveau de la base Kribi Logistics Hub l’année passée, nous avons traité 9 000 tonnes, quasiment le double. Nous comptons aller au-delà cette année. » Pour le directeur régional, cet investissement est la preuve que le groupe ne se désengage pas complètement, du moins pas pour le moment, du Cameroun et de l’Afrique malgré l’annonce de la cession de ses activités à un autre opérateur. « Notre ambition à terme, c'est de tripler la capacité des installations déjà opérationnelles, explique Serge Agnero. Cet investissement qui a été récemment inauguré fait partie du lot des investissements que nous avons conduits durant la dernière décennie au Cameroun et qui porte sur un total de 400 milliards de francs CFA. » En tout cas, pour le port de Kribi, avec cette nouvelle base logistique, tous les rêves de grandeur sont désormais permis.
    8/9/2022
    2:18
  • Surveillance environnementale, un laboratoire inédit au port de Cotonou
    C’est une innovation unique en son genre en Afrique de l’Ouest, le Port Autonome de Cotonou s’est doté d’une plateforme de surveillance environnementale, fruit d’une collaboration entre le port et l’Université d’Abomey-Calavi, l’IRD (l’Institut de recherche et de développement) français et la coopération belge. Le but, surveiller les virus et espèces invasives entrant et sortant du port.  « Vous êtes précisément au niveau des locaux de la plateforme portuaire de surveillance environnementale qui s’occupe des invasions biologiques… » : Sylvestre Badou est diplômé de l’université d’Abomey-Calavi. Avec une poignée d’autres jeunes scientifiques béninois, il passe ses journées à traquer les populations qui vivent cachées dans les entrepôts du port de Cotonou, dans les cales des navires et les eaux de ballast. Leurs cibles : les insectes, les virus et les rongeurs… « Les ports sont des portes d’entrée pour ces espèces qui sont véhiculées à travers les échanges commerciaux., explique Sylvestre Badou. Notre but, c’est à la fois de pouvoir prévenir, mais aussi protéger les acteurs portuaires, parce qu’à partir du moment où les rongeurs arrivent à entrer dans le port de Cotonou, ils sont susceptibles de se disséminer dans la ville, et pourquoi pas même jusque dans les pays de l’hinterland qui utilisent le port de Cotonou comme port de transit. » Fonctionnel depuis 2021, le laboratoire a déjà détecté un virus de fièvre hémorragique d’origine vietnamienne, retrouvé sur un rongeur capturé dans les entrepôts. Les succès de cette plateforme de surveillance sont à mettre au crédit de l’université d’Abomey-Calavi, et aussi de ses partenaires, l’IRD, la coopération scientifique française, et l’Enabel, la coopération technique belge qui a financé le projet. Henri-Joël Dossou, lui aussi scientifique, s’occupe des bases de données du laboratoire.  « Le Bénin est l’un des premiers pays en Afrique à s’être doté d’un tel bijou, affirme Paul-Joël Dossou. D’après ce que je sais, en Occident, la plupart des travaux sont sous-traités par des laboratoires extérieurs qui ne dépendent pas des ports ou de la fonction publique. Et l’on espère faire "cas d’école" et que d’autres pays en Afrique puissent nous emboiter le pas » Doté d’équipements de pointe, la plateforme permet d’analyser les génomes des rongeurs, notamment ce qui renforce les moyens de lutte contre leur prolifération. « À partir de nos analyses génétiques, si j’ai deux entrepôts, je peux savoir s’ils échangent entre eux des individus, explique Sylvestre Badou. De telle sorte que je peux conseiller aux autorités portuaires de faire les dératisations de façon simultanée. Ces analyses me permettent aussi d’aller plus loin, et de surveiller la résistance des rongeurs aux anticoagulants qui sont utilisés au niveau du port. Et à partir de là, je suis en mesure de proposer de nouvelles molécules qui permettront de réguler la population de rongeurs. » Ce laboratoire sert à protéger non seulement les travailleurs du port et l’ensemble du pays contre les virus et les espèces invasives, il protège aussi les partenaires commerciaux du Bénin, car la surveillance vise en outre à prévenir la dissémination des maladies locales vers d’autres continents.
    8/8/2022
    2:22
  • L'Ouganda entré dans les pays à revenus intermédiaires?
    Depuis plusieurs semaines, une polémique secoue le débat public ougandais. Elle fait suite au discours sur l’État de la nation du président Museveni début juillet. À cette occasion, le président ougandais a fait savoir que les revenus moyens par habitant ont récemment atteint ceux des pays à revenus intermédiaires. Des chiffres différents de ceux publiés par la Banque mondiale, ce qui a suscité de nombreuses réactions dans le pays. De notre envoyée spéciale à Kampala,  Dans ce village reculé du nord-ouest du pays situé dans la région pétrolière, Jeramaya, professeur à la retraite, s’est lancée dans un grand projet de maison avec l’argent des compensations. Pour lui, l’amélioration des conditions de vie des Ougandais ne fait aucun doute : « J’ai vécu dans les années 1960 et 1970, et je pense pouvoir dire que nous avons atteint ce statut. Notre quotidien s’est amélioré. Désormais, la majorité des personnes mangent ce qu’elles veulent et non plus juste ce qui est disponible. » Et pour les autorités, il ne fait aucun doute : la production prochaine du pétrole doit permettre au pays de compter parmi les pays aux revenus intermédiaire. Honey Malinga est le directeur du secteur pétrolier au ministère de l’Énergie. « Si vous aviez visité cette région en 1992 et que vous compariez à aujourd’hui, affirme-t-il, vous verriez une grande différence au niveau des infrastructures, en plus d’autres interventions qui ont été réalisées. C’est sûr, cela va changer le niveau de vie des Ougandais. » Mais sur le terrain, la situation semble plus complexe. Le nord-est du pays est actuellement touché par une crise alimentaire importante, et dans de nombreuses régions, les populations dénoncent des difficultés d’accès aux soins ou encore à l’éducation. Onesmus Mugenyi de l’organisation de la société civile ACODE [Advocates Coalition for Development and Environment] : « Il y a des paramètres utilisés pour définir si un pays est passé de la catégorie de pays à faibles revenus, à revenus intermédiaires. Ces paramètres sont connus et nous savons qu’ils n’ont pas encore été atteints. Nous ne pensons pas être arrivés à ce stade de revenus moyens. » Pour Hennery Sebukeera, de l’Autorité nationale de planification, « Nous avons eu des discussions techniques entre la Banque mondiale et le bureau ougandais des statistiques. Et nous avons pointé quelques divergences qui ont été harmonisées. » Selon lui, l’incompréhension viendrait d’une divergence de méthodologie : « Ce n'est pas un point de contentieux, c'est simplement une question de comment chacun communique. Et je pense que la Banque mondiale et le Bureau des statistiques communiquent en fonction de leurs points de vue sur ce qu'ils mesurent. » En réponse à cette annonce, les Ougandais ont publié de nombreuses illustrations, humoristiques ou graves, de leur réalité quotidienne.
    8/7/2022
    2:23

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